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	<title>Blues Attic &#187; Lonnie Johnson</title>
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		<title>Lonnie Johnson &#8211; &#171;&#160;Another night to cry&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 18:22:15 +0000</pubDate>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/chroniques-de-disques/lonnie_johnson-another_night_to_cry.jpg" title="Lonnie Johnson&lt;br /&gt;
Another Night to Cry" class="shutterset_singlepic103" >
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</a>
Lonnie Johnson<br />
Another Night to Cry</div>
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<p>Enregistrement : 1962 &#8211; Parution : 6 avril 1962 &#8211; Label : Prestige/ Bluesville Records &#8211; Personnel : Lonnie Johnson (chant, guitare)</p>
<p>Pas sûr qu’un Panthéon s’intègre facilement sur les berges du Mississippi. Ni que ses pompes siéent tout à fait aux héros du blues. Mais si cela devait arriver, on sait en gros qui figurerait sur la première liste. Et parmi ces quelques noms indiscutés, s’il s’en trouve au moins un dont l’élégance et le raffinement ne troubleraient pas l’étiquette du lieu, c’est bien Lonnie Johnson. Un des musiciens les plus influents du 20ème siècle, et un homme d’une affable discrétion au point qu’il a failli terminer sa vie comme portier d’un grand hôtel, tâche dont par ailleurs chacun conviendra qu’elle devait lui aller comme un gant.</p>
<p>Il suffira de dire aux nouveaux arrivants que Robert Johnson, à ses débuts, se faisait passer pour son cousin, et que l’on a donc affaire ici à un musicien peu ordinaire. Et il suffira ensuite de préciser que c’est à ce Johnson là que la guitare doit d’avoir commencer à s’exprimer par elle-même, au début des années 20. Et d’en déduire ce que, de T-Bone Walker à BB King pour le blues, de Charlie Christian à Joe Pass pour le jazz, et jusqu’à Jimi Hendrix toutes cordes confondues, l’histoire de la guitare solo doit à cet homme tranquille.</p>
<p>L’intérêt d’« Another Night To Cry » est justement de présenter Lonnie Johnson seul avec cet instrument qu’il a été le premier à faire sortir du simple rôle rythmique qui lui était dévolu jusqu’alors.</p>
<p>On est en 1962, peu de temps après que Chris Albertson, DJ sur une radio de Philadelphie, ait lancé sur les ondes l’avis de recherche qui permit de retrouver le maître oublié. Et, même si près de quarante années ont passé depuis ses débuts sur les bateaux à roue du Mississippi, la musique de Johnson n’a pas changée. Jouée acoustique où, comme ici, légèrement électrifiée, elle est immédiatement reconnaissable par la grâce qu’elle délivre en toute circonstance. Un jeu vif et délicat, souple et riche, servi avec un relâchement rare dont l’effet est de produire un swing constant au long de blues aux traits urbains et aux affinités jazz.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lonnie</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:58:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/lonnie.JPG" title="Lonnie Johnson&lt;br /&gt;
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	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/141__370x_lonnie.JPG" alt="Lonnie" title="Lonnie" />
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Lonnie Johnson<br />
huile-toile, 55x46</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
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<p>Dans la série des Johnson, Alonzo, dit « Lonnie », n’est pas le plus en vue. Pourtant, Robert Johnson, son légendaire homonyme, a beaucoup écouter ses disques pour composer son propre répertoire et se faisait même passer pour son frère à ses débuts. Beaucoup plus tard, des maîtres de la guitare tels que Charlie Christian, Django Reinhardt, T-Bone Walker et BB King le citeront à leur tour comme leur référence principale. C’est dire l’influence de ce musicien totalement singulier, un des rares à être admirés aussi bien par les plus grands artistes de jazz que de blues.</p>
<p>Né en 1894 à La Nouvelle Orléans dans une famille de musiciens, Lonnie Johnson échappe à l’épidémie de grippe qui décime sa famille en 1918 pendant qu’il est en tournée en Angleterre. A son retour, pour gagner sa vie, il joue sur les bateaux croisières de Saint-Louis. Multi instrumentiste et touche à tout, Lonnie Johnson doit au hasard de percer dans le blues lorsque, en 1925, il gagne un concours assorti d’un contrat pour le label Okeh. Il va s’ensuivre une carrière de plus de 40 ans.</p>
<p>Le premier enregistrement auquel Johnson participe, en 1925, s’intitule « Won’t Don’t Blues ». Un comble qui symbolise le destin de ce musicien éclectique qui rêvait de chanter des ballades pop, n’aimait rien tant que jouer du jazz, mais dont le blues va accaparer la carrière.</p>
<p>Dès ses débuts, il est repéré par Louis Armstrong et Duke Ellington, demandé par Bessie Smith et Victoria Spivey. C’est ainsi qu’il apparaît lors de nombreuses sessions et sur des enregistrements notoires de grands noms du jazz comme du blues, tout en produisant une série régulière de succès personnels.</p>
<p>Lonnie Johnson est l’inventeur de la guitare solo. A ce titre, il est considéré comme l’équivalent, pour cet instrument, de ce que fut Louis Armstrong pour la trompette,. C’est sur “6/88 Glide”, gravé en 1927, qu’apparaît le premier véritable solo jamais enregistré.Son invention du jeu « note par note » va ainsi consacrer le rôle majeur de la guitare dans la bande-son du XXème siècle.</p>
<p>Côté jazz, il délivre un jeu d’une diversité harmonique jusqu’alors inexploitée. Côté blues, son inventivité harmonique ouvre, avec 20 ans d’avance, la voie des bluesmen modernes. Quant au rock, c’est dans l’art du contrepoint de Lonnie Johnson que Chuck Berry forgera les soli accrocheurs que, depuis, les rockers reprennent en boucle de génération en génération.</p>
<p>Dès 1929, son duo avec le jazzman blanc Eddy Lang éblouissait déjà les amateurs de jazz tout en marquant un premier franchissement de la barrière raciale. Il quitte Okeh en 1932, disparaît un temps mais rebondit en 1937 pour bientôt rejoindre Chicago où règne alors l’équipe de Lester Melrose.</p>
<p>Un hit majeur (« He’s a Jelly Roll Baker ») inaugure une nouvelle période très active. Il publie son plus grand succès en 1948 avec « Tomorrow Night .</p>
<p>Malgré plusieurs éclipses, celui qui talonnait Blind Lemon Jefferson dans les années 20 comme plus gros vendeur de disques de blues masculin, sera régulièrement à l’affiche jusqu’au milieu des années 60. Sa discographie est une des plus prolifiques de la scène blues (572 titres !)..</p>
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