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		<title>Joe Louis Walker</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 17:51:35 +0000</pubDate>
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<p>En musique, l’art du tout-en-un ne fait pas l’unanimité, loin de là. Mélanger déconcerte et même souvent irrite. Joe Louis Walker, lui, en a pourtant fait son gagne pain. Une voix tout terrain, une guitare qui balaie une bonne partie du champ blues, de Fred McDowell à Jimi Hendrix, et une collection de compositions personnelles relevant d’une encyclopédie de la musique afro américaine. Le tout revisite un bon demi-siècle de styles repris dans l’esprit et jamais loin de la lettre. A part Etta James, on voit mal d’autres brasseurs aussi décomplexés.<br />
Car il ne faut pas s’y tromper, Walker n’est pas un simple touche à tout. L’homme qui manie ces genres avec une aisance confondante a le vécu des terrains qu’il fréquente. Son éclectisme n’est pas de surface. Son jeu de guitare, qui puise dans la qualité de découpage d’un Fred McDowell, peut atteindre la concision des griffures blues les plus tranchantes, façon King (les trois) même s’il ne semble jamais autant se régaler que lorsqu’il reprend l’art démonstratif d’un Luther Allison. De ses débuts quasi psychédéliques il garde aussi ce goût des grandes embardées instrumentales et l’usage de quelques effets triturant le signal. Et c’est encore le même homme qui manipule une slide engagée et restitue un peu des drives tendus de l’école du Mississippi.<br />
Comme, en plus, on a affaire à un infatigable pèlerin, le résultat donne au blues contemporain un ambassadeur capable d’allumer aux quatre coins du monde une bonne part des feux que la braise blues porte encore en son sein.<br />
Pour cela il dispose de tous les atouts. Excellent sur le manche, c’est également un chanteur redoutable. Sa voix, timbrée à Memphis, période Stax, est capable de faire dans le décoffrage façon shouter texan où de taquiner les dérapages hululés d’un Wolf ou d’un Buddy Guy. Dans tous les cas elle se révèle imprégnée de cette ferveur travaillée par dix années de retraite Gospel. C’est aussi, et la chose est plus rare, un compositeur prolifique, dont le répertoire personnel n’a pas vraiment d’équivalent quantitatif dans le blues contemporain si l’on considère hors concours le spontobeat de Walter Tore.<br />
Reste pourtant l’épineuse question de la conformité de son blues. Si personne n’en conteste l’étiquette, celui que livre Walker a ses détracteurs. Trop tape à l’œil, trop marchandisé, trop clinquant. Bref trop commercial. Walker serait donc une sorte de Clapton noir. Eternel débat. Le succès ne départagera pas les opposants sur la question, bien au contraire.<br />
C’est au travers de la collection de 78 tours de ses parents, ouvriers agricoles débarqués de l’Arkansas pour cueillir des fleurs, que ce natif de San Francisco découvre les blues de T-Bone Walker, B.B King et Howlin’ Wolf ainsi que le boogie woogie des Meade Lux Lewis et Amos Milburn. Il se met à la guitare à quatorze ans et monte sur scène à seize, après avoir quitté le cocon familial, pressé de voler de ses propres ailes.<br />
Il monte un group de rhythm &amp; blues avec de vagues cousins mais fréquente aussi les repères folks à la recherche d’un peu de musique traditionnelle. C’est comme ça qu’il atterrit à Haight-Ashbury, rare noir au milieu de la faune hippie, côtoie quelques stars (Jimi Hendrix, Grateful Dead, Steve Miller, Lightnin’ Hopkins, Earl Hooker, Magic Sam) et partage finalement la chambre d’un certain Mike Bloomfield alors guitariste de l’Electric Flag. Les deux fréquentent Oakland, la banlieue noire de San Francisco, où le blues se perpétue dans le plus grand anonymat.<br />
Walker est doué et la musique permet tout au cœur d’une West Coast en plein trip sixties tardives. Pendant quelques années il brûle la chandelle par les deux bouts, branche sa guitare sur le rock psychédélique, monte sur scène en ouverture de grands noms (Muddy Waters, Freddy King) et en fréquente certains de près (Lowell Fulson, Fred McDowell).<br />
En 1975, Joe Louis Walker décide soudainement de changer de vie. Un de ces revirements qui saisissent volontiers les âmes des bluesmen pour les rappeler à l’ordre. Il décroche, se plonge dans les Ecritures et intègre un groupe de Gospel fondamentaliste, les Spirituals Corinthians. Des dix années de cette retraite volontaire ne reste aujourd’hui qu’un album enregistré en 1980 (“God Will Provide”).<br />
En 1985, le blues se rappelle brutalement à lui et, tout aussi impérativement qu’il l’avait quitté dix ans plus tôt, Walker lâche un soir les Corinthians à la sortie d’une prestation au Jazz &amp; Heritage Festival de New Orleans. Le producteur Bruce Bromberg, qui cherche à exploiter le filon Robert Cray, est passé par là. Walker monte aussitôt un nouveau groupe, les Bosstalkers.<br />
Son premier album sort en 1986 (“Cold In The Night” &#8211; Hightone). Un blues sincère et imprégné d’une touche de soleil californien qui révèle un Walker sûr de son fait. Il est suivi en 1988 par “The Gift”, un de ses disques majeurs avec “Blues Soul” (Hightone, 1989). En y ajoutant les “Live At Slim’s” qui sortent en série en 1991 et 1992, on obtient, sous le label de ses débuts, la période qui, pour certains, restera sa plus authentique et donc sa meilleure. Les deux Handy Awards d’artiste de l’année qu’il reçoit, en 1988 et 1991, sont là pour appuyer cette thèse.<br />
Repéré en Europe, Joe Louis Walker commence à apparaître dans les festivals les plus fameux (Montreux, North Sea, Glastonbery, Nice, Nottoden,..). Sa carrière est lancée et désormais il ne s’éloignera plus de sa voie.<br />
En 1993, il passe chez Polygram, sur le label Verve/Gitanes. Un premier album, “Blues Survivor”, délaye un peu son concentré habituel et annonce les tendances à venir : allongement des titres et diversification des ambiances. Les influences gospel, jazz, soul, funk et même rock vont désormais pointer plus clairement à la surface.<br />
Signe qui ne trompe pas, cette même année, Joe Louis Walker figure sur la liste des invités du prestigieux “Blues Summit” de B.B King. Certes son nom apparaît en avant dernière position sur la pochette-affiche de l’album, mais cette présence aux côtés des John Lee Hooker, Buddy Guy, Etta James, Lowell Fulson, Albert Collins ou Koko Taylor, signifie que Walker est désormais en vue.<br />
Il est invité par les télévisions et dans les cérémonies &#8211; on le retrouve aussi bien à poser avec George W. Bush qu’aux côtés du couple Clinton – ce qui alimente une image de fournisseur officiel de blues médiatique. Comme c’est en plus un infatigable globe-trotter, c’est presque logiquement que Walker va progressivement apparaître sur la liste des candidats à la relève de l’intouchable B.B King dans le rôle d’ambassadeur mondial du blues. Toute question de légitimité mise à part.<br />
Car si Polygram a réussi la mise sur orbite de Joe Louis Walker, c’est cependant au prix de quelques concessions à l’orthodoxie. Sauf à y voir le signe que le blues a enfin remis la main sur un véritable innovateur. Imagination ou compromission ? La question ne fait que commencer à être posée pour Joe Louis Walker.</p>
<p>La sortie de “JLW » en 1994, puis de “Blues At The Month Club” en 1995, sur lequel apparaît le légendaire Steve Cropper, confirment en tous cas les précédentes options marketing. Pour autant, ce polissage de bon aloi sur disque s’efface sur scène où les Bosstalkers dégainent toujours un blues à fort impact. Et en 1996, un troisième W.C Handy Award, cette fois de meilleur groupe de blues contemporain, vient récompenser Walker et son combo.</p>
<p>“Great Guitars” (Polygram, 1997), une des meilleures ventes blues de la décennie, et son successeur, “The Preacher And The President” (Polygram, 1998), creusent l’option œcuménique retenue par un Walker qui, conforté par les sondages, refuse toute idée de spécialisation. De Bentonia à Chicago, entre funk rock et gospel jazzy, le blues puzzlé de Walker colle à la façon contemporaine de zapper les distances, d’équaliser les sensations, d’assembler le coq et l’âne, et finalement de savourer un peu de tout sans risquer de se perdre dans rien. Pour avoir réussi à faire tenir ses influences ensemble, en bon équilibre, sans trop concéder à l’essentiel de chacune, Joe Louis Walker se présente au tournant du siècle et plus que jamais comme un incontournable, sinon incontestable, porteur du flambeau.<br />
Désormais le californien baroudeur profite de chaque session studio pour revisiter les grandes heures de ses musiques préférées. Du coup sa production discographique, bourrée d’invités, prend désormais des allures d’albums de photos de famille. Et si les plus exigeants s’impatientent toujours de cette impression de simplement butiner dans des souvenirs, le plus grand nombre ne boude pas son plaisir de pouvoir plonger dans tous ces univers en son digitalisé.<br />
“Silverstone », qui sort en 1999, prend cependant les sceptiques à contrepied et reçoit les louanges de la critique. Exercice solitaire au dobro, harangues féroces entrecoupées d’harmonica tranchant, sans oublier quelques glissés sauvages de slide, l’album rétablit le downhome blues comme l’évidente pierre angulaire de l’art de Walker.</p>
<p>Après une pause inédite de trois années sans enregistrer, Joe Louis Walker reprend de plus belle avec pas moins de trois disques mis en boîte durant la seule année 2002. Le premier “In The Morning”, produit par Telarc, fait entendre le guitariste revenu à plus de concision et c’est l’esprit de Memphis et de son rhythm &amp; blues pugnace qui baigne ce bon cru. Pasa Tiempo”, le second, ajoute des saveurs latines à un tour plus jazzy. Et pour faire bonne mesure le dernier, “Guitar Brothers”(JSP), le présente en compagnie d’Otis Grand pour un set dynamique truffé de duels de guitares à l’ancienne.<br />
Rien ne semble pouvoir désormais ralentir Joe Louis Walker qui remplit sans discontinuer bacs et salles de concert quand bien même le blues n’occupe plus le devant de la scène musicale. En 2003, &laquo;&nbsp;She&rsquo;s My Money Maker&nbsp;&raquo; (JSP) prolonge la formule d’un combo resserré lancé sur des compositions up tempo qui font la part belle à la slide vigoureuse de Walker tandis que son successeur “New Direction” (Provogue, 2004) creuse le sillon soul et recueille de nouveaux satisfécits. Enregistré à Paris, “Playin’ Dirty” (JSP, 2008) revient à une palette élargie : une bouchée de swamp par-ci, une tranche de rock’n’roll façon Chuck Berry par-là, un concentré de jump blues et pour conclure une slide dans son plus simple appareil, comme posée en plein milieu d’une plantation du Delta malgré son titre clin d’œil de « From The Projects To Paris ».<br />
En mars 2008 survient une rencontre presque évidente. Joe Louis Walker signe chez le canadien Stony Plain Records où œuvre également Duke Robillard. Les deux hommes ne pouvaient que s’entendre et Duke produit quelques semaines plus tard “Witness to the blues” puis récidive l’année suivante pour “Between a rock &amp; the blues”, deux nouvelles démonstrations de l’étonnante maîtrise stylistique de Walker.<br />
Le californien, dorénavant installé à New York, ne semble pas devoir lever le pied de sitôt, alors qu’il a déjà bouclé un long parcours, en studio comme sur scène. Une trajectoire d’une densité rare sur le plan statistique, une présence incontournable dans le paysage du blues contemporain. Reste à chacun à apprécier jusqu’où l’usage de quelques additifs reste tolérable en matière de blues et dans quelles conditions se goûte le mieux des cuvées aussi capiteuses.</p>
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		<title>Duke Robillard</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 17:48:35 +0000</pubDate>
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<p>Les bluesmen, c’est bien connu, aiment se tenir à des carrefours. A la croisée des musiques américaines, rayon guitare, on en trouve un, au look d’épicier en gros, qui balance depuis quarante ans un <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Swing.aspx" target="newFrame">swing</a> jubilatoire, tricoté avec des doigts de fée. Duke Robillard est un orfèvre, un ciseleur, un styliste. Des bas fonds <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Bluesdefinition.aspx" target="newFrame">blues</a> aux aquarelles <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Jazz.aspx" target="newFrame">jazz</a>, sa musique est une visite guidée sur la bande son yankee.</p>
<p>Michael John Robillard est né à Woonsocket (Rhode Island) le 4 octobre 1948. Preuve précoce d’un goût parfait du décalé, ce sont les tempo lents, les “Wee Wee Hours” et “Deep Feeling”, en faces B des singles de Chuck Berry de la collection de son frère qui marquent ses premières émotions musicales. Il écoute aussi la country de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/country.aspx" target="newFrame">Hank Williams</a>. Mais il découvre sa voie, entre jazz et blues, avec <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/tbonewalker.aspx" target="newFrame">T-Bone Walker</a>.</p>
<p>Très tôt, il comprend que toutes ces musiques &#8211; jazz, jump, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/RhythmandBlues.aspx" target="newFrame">rhythm &amp; blues</a>, swing, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/rockabilly.aspx" target="newFrame">rockabilly</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/hillbilly.aspx" target="newFrame">bluegrass</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/country.aspx" target="newFrame">country</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/rock.aspx" target="newFrame">rock’n’roll</a> – ne sont en fait que les formes diversifiées d’une même pâte originale, dont le blues est, quant à lui, l’état le plus proche.</p>
<p>D’autres influences s’ajoutent. Charlie Christian, Kenny Burrell, Herb Ellis côté jazz. Guitar Slim, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/BBKing.aspx" target="newFrame">B.B</a> et <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/freddieking.aspx" target="newFrame">Freddy King </a>pour le blues. Mais aussi <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/clarencegatemouthbrown.aspx" target="newFrame">Gatemouth Brown</a>, Johnny Guitar Watson, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/LowellFulson.aspx" target="newFrame">Lowell Fulson</a> entre les lignes.</p>
<p>A la sortie du collège, au milieu des années 60, il commence à monter ses premiers orchestres et travaille pour la société Guild Guitar. En 1967, il fonde, avec le pianiste Al Copley, le groupe Roomful Of Blues. Partant d’un <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/bluesrock.aspx" target="newFrame">blues rock</a> plutôt conventionnel, la formation évolue à partir de 1970 avec l’addition de deux saxophonistes et l’arrivée d’un batteur swing. Totalement à contre-courant, elle vire au quasi <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Bigband.aspx" target="newFrame">big band</a> <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/jumpblues.aspx" target="newFrame">jump blues</a> et compte bientôt neuf musiciens à son bord.</p>
<p>Engagé au Knickerbocker Café de Westerly, le groupe se bâtit une réputation et accompagne des héros de Robillard, comme <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/bigjoeturner.aspx" target="newFrame">Big Joe Turner</a> et Eddie “Cleanhead” Vinson. En 1974, ils jouent avec Count Basie.</p>
<p>En 1976, Doc Pomus les aide à entrer chez <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/IslandRecords.aspx" target="newFrame">Island Records</a>. Leur premier disque, “Roomfull Of Blues”, sort l’année suivante, puis c’est “Let’s Have a A Party” en 1979. Après 12 ans de service, Robillard décide pourtant de tourner la page. Le groupe continuera, d’abord avec Ronnie Earl, pour devenir, au fil des ans, une véritable institution américaine.</p>
<p>Duke, lui, rejoint brièvement le chanteur de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/rockabilly.aspx" target="newFrame">rockabilly</a> Robert Gordon, puis participe à deux albums avec d’anciens accompagnateurs de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/MuddyWaters.aspx" target="newFrame">Muddy Waters</a> regroupés sous la bannière Legendary Blues Band. Après quoi il monte le Duke Robillard Band, bientôt rebaptisé The Pleasure Kings, avant d’intégrer les Fabulous Thunderbird en 1990, au départ de Jimmy Vaughan, puis de progressivement prendre sa totale indépendance.</p>
<p>Sa carrière discographique personnelle débute en 1988, avec l’élégant et jazzy “Swing”, auquel participent Scott Hamilton et Chris Flory. La même année sort “You Got Me” à l’énergie plus tranchante, soutenu cette fois par Dr John et Jimmy Vaughan.</p>
<p>En 1989, “Duke Robillard &amp; The Pleasure Kings”, album sous forte influence T-Bone Walker, le présente dans une formule en trio inhabituelle. L’année suivante, on le retrouve version jazz lounge sur “After Hours Swing Sessions”, puis plus aguicheur dans “Turn It Around”.</p>
<p>Sa rencontre avec Holder Petersen, le patron du label canadien Stony Plain lui permet d’enregistrer en septembre 1993 ce dont il rêve depuis longtemps : un vrai disque de blues. Sorti en 1996, le succès de “Duke’s Blues” inaugure une lignée de collaborations fructueuses.</p>
<p>Très actif en studio, Duke Robillard se révèle également prolifique sur la route. Il enchaîne les concerts et sillonne l’Amérique du Nord, reconstituant sur scène l’énergie débridée de la musique d’après-guerre. En novembre 1995, celui qu’il donne au club Richard’s On Richard de Vancouver pour la télévision canadienne, fait l’objet d’un album (édité en 1998 sous le titre “Stretchin’ Out”) qui témoigne de la vigueur contagieuse de la Gibson de Duke.</p>
<p>Désormais Robillard règne sur un vrai territoire, dont témoigne une discographie qui alterne revisites du nuancier post blues (“Dangerous Place” en 1997, “Explorer” en 2000) et éclairages particuliers (“New Blues For Modern Man” et “Conversation In Swing Guitar”en 1999, “More conversation In Swing Guitar” en 2003). Au total, un répertoire foisonnant, mêlant avec bonheur reprises obscures, tributs à des classiques et créations personnelles. Le tout dans une variété de climats passant par les côtes du Pacifique, les swamps louisianais et les faubourgs venteux de Chicago.</p>
<p>Guitariste de haute volée, doté d’un swing irrésistible et servi par une élasticité hors norme, Duke Robillard recueille les fruits de son engagement musical en recevant, entre 2000 et 2004, pas moins de quatre des cinq Awards de meilleur guitariste blues remis pendant cette période. Une reconnaissance, désormais internationale, qui ne l’empêche pas de rester les pieds sur la scène où il poursuit son parcours de performer inlassable, alignant les concerts à la façon d’un BB King qui l’a, d’ailleurs, depuis longtemps adoubé.</p>
<p>Duke Robillard se concentre un temps sur un blues plus strict avec “Living With The Blues” (2002) puis “Exalted Lover” (2003) et “Blue Mood : The Songs Of T-Bone Walker“ (2004). Puisant du côté de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/williedixon.aspx" target="newFrame">Dixon</a>-<a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/MuddyWaters.aspx" target="newFrame">Waters</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/tampared.aspx" target="newFrame">Tampa Red</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/albertking.aspx" target="newFrame">Albert</a> et <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/BBKing.aspx" target="newFrame">BB King</a>, Brownie McGhee, mais aussi <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/bodiddley.aspx" target="newFrame">Bo Diddley</a> ou Louis Jordan, il infuse en continu dans ses titres une collection de solos dévastateurs et joyeux qui rappellent les meilleures heures du Roomful Of Blues.</p>
<p>Mais il veille aussi à maintenir les autres flammes, et celle du jazz particulièrement. A l’image de “New Guitar Summit”, sorti la même année et habité par le souvenir de grands anciens : Charlie Christian, Barney Kessel, Kenny Burrell, Eddie Durham.</p>
<p>Les classificateurs souffrent encore en 2006 avec la sortie de “Guitar Groove-A-Rama”, tour d’horizon éclectique délivré avec un enthousiasme réjouissant. Et rien ne semble devoir rassasier Duke Robillard qui continue sa moisson d’albums avec “World Full Of Blues” (2007), “A Swingin’ Session With” (2008), et accélère encore en 2009 avec les sorties de “Stomp The Blues Night” et “Steppin’ Out Live”.</p>
<p>Comme si cette foisonnante activité discographique et les tournées incessantes ne lui suffisaient pas, on trouve aussi Duke Robillard aux côtés d’autres musiciens, penché sur les consoles ou guitare en main. Et là encore, il parcourt tout le front, du folk électrique de Bob Dylan au bop twangué de son ami Herb Ellis, quand ce n’est pas sur quelques pièces baroques de Tom Waits.</p>
<p>Infatigable, Duke Robillard continue ainsi de trimballer ses grosses caisses chromées sur les circuits, piochant dans sa collection d’instruments vintage et puisant dans le patrimoine musical américain des petits bijoux qu’il exhume avec une inépuisable délectation, pourvoyeur de plaisirs sans cesse renouvelés.</p>
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		<title>Blind Willie McTell</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:59:35 +0000</pubDate>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/blind-willie-mctell_0.jpg" title="Blind Willie Mc Tell&lt;br /&gt;
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</a>
Blind Willie Mc Tell<br />
huile-toile, 73x60</div>
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<p>Bob Dylan le tient pour incomparable, et son « Statesboro Blues » figure parmi les merveilles du genre. Il courait les rues, changeait de nom aussi facilement que d’accordage et, alors qu’ils n’étaient pas nombreux les types de sa condition à seulement connaître la musique, lui allait jusqu’à la déchiffrer sur des partitions. Rien moins, et qui plus est en braille.</p>
<p>Blind Willie McTell n’est pas un bluesman comme les autres. D’abord il joue sur une douze cordes. Pendant qu’il fait sonner la caisse rallongée de cet étrange instrument &#8211; ajoutant ici et là le vertige d’une slide ample et profonde &#8211; il chante d’une voix de ténor, claire et un peu acidulée, posée sur cette complexe tringlerie, elle-même agitée comme un bastringue, le tout donnant à ses stomps un sacré répondant.</p>
<p>Parce qu’il a bourlingué toute sa vie sur le flanc droit de l’Amérique et partagé à peu de distance avec Blind Blake et Blind Boy Fuller l’art du piqué, on l’affilie &#8211; quand on ne lui en attribue pas carrément la paternité &#8211; au Piedmont Blues, ce style capable de rassembler sous un même doigté élégant des airs venus d’un peu partout, du vaudeville, des barrelhouses, des églises, et même de Tin Pan Alley. Un jeu qui, à son meilleur – et c’est chez lui le cas &#8211; croise la complexité du rag et la puissance du blues.</p>
<p>Blind Willie McTell a ce chic pour créer l’illusion parfaite de plusieurs guitares jouées sur son seul instrument. Cela donne à ses exécutions un caractère plus corsé que l’habituel de la Côte Est. Et ses textes, pas si ordinaires &#8211; souvent enrichis de commentaires, apartés et autres de part soi &#8211; ajoutent encore à cette plus-value identitaire. Ce qui explique que McTell soit un des artistes de son temps les plus immédiatement reconnaissables. Un trait qui lui a valu d’être plusieurs fois retrouvé, malgré son goût prononcé pour l’anonymat et des dons de caméléon propre à brouiller sa piste dans les méandres d’un répertoire particulièrement versatile.</p>
<p>Un drôle de gars, Blind Willie McTell. Un esthète habile aux manières distinguées, un homme pudique et fier. Aveugle, il faut le rappeler, tant cela ne se voyait pas, et qui a passé la plus grande partie de sa vie à se fondre au milieu de la foule des trottoirs, comme s’il lui fallait toujours cacher son art de quelque jugement des cieux.</p>
<p>Entre 1927 et 1956, Blind Willie McTell s’est installé quatorze fois devant un micro. Le plus souvent après s’être fait prié. Parmi les 149 titres qu’il a gravés, aucun ne connaîtra le succès de son vivant. Jusqu’à ce qu’un certain concert sudiste et un morceau figurant sur un bootleg culte changent complètement la donne. En 1971, la slide de Duane Allman en intro de l’album du groupe des deux frères au Fillmore East propulse « Statesboro Blues » au rang de patrimoine rock mondial. Quant au titre, carrément à son nom, qui figure dans les « Basement Tapes » et où Bob Dylan affirme, en 1983, que « personne ne peut chanter le blues comme Blind Willie McTell », ce fut comme un signe christique apposé d’un coup sur l’œuvre du bluesman georgien. Désormais chaque génération entretiendra la flamme, à l’instar de Jack White qui lui dédit, en 2000, un des premiers albums des White Stripes.</p>
<p>Sûr que s’il n’était pas disparu prématurément – il n’avait pas la soixantaine – Blind Willie McTell aurait enflammé les planches folk blues du revival 60’s. Quoi que. Il avait viré religieux les derniers temps. Un choix pas si étonnant quand on écoute ces magnifiques gospels qui, tuning mis à part, renvoyaient depuis le début à l’oeuvre mystique de Blind Willie Johnson. Mais lui, dorénavant, ne voulait plus toucher un seul cent lorsqu’il chantait le Seigneur.</p>
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