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	<title>Blues Attic &#187; Blind Blake</title>
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		<title>Blind Blake</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 14:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[décédé 1er décembre 1934]]></category>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/blind-blake_0.jpg" title="Blind Blake Rag&lt;br /&gt;
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Blind Blake Rag<br />
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<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
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<p>Un astéroïde. Il en a eu la fulgurance, débarquant à Chicago, en provenance de nulle part, un jour de printemps 1926, pour atteindre aussitôt le firmament, et disparaître tout aussi brusquement, sans laisser de trace, six ans plus tard. Il en avait aussi la vitesse, un jeu dont la célérité continue de défier, 80 ans plus tard, les tricoteurs de cordes les plus audacieux.</p>
<p>Le nom déjà : Blind Blake. Comme un aventurier de B.D, où un personnage sorti d’un roman d’Agatha Christie. Sauf qu’ici, le mystère est plus épais encore.</p>
<p>L’entre deux guerres ne manque pas de ces musiciens à l’histoire incertaine qui, pour un tas de raisons – contractuelles, sentimentales ou simplement vitales – changeaient leur nom plus souvent que les cordes de leur guitare Avec au bout du compte quelques clichés défraîchis donnant une vague  idée de ce dont ils avaient l’air. Mais le cas Blind Blake dépasse de loin tous les autres.</p>
<p>De lui il n’existe en tout et pour tout qu’une photo. Et une collection de démonstrations de guitare proprement extra-terrestres. Tout le reste, de sa naissance à sa mort, n’est que suppositions et conjectures. C’est pourtant la seule fois où l’on tenait un authentique fondateur en matière de blues.</p>
<p>Car à lui seul Blind Blake a créé une branche entière du « country blues » d’avant guerre. Alors que l’autre pilier, le Delta blues, été apparu progressivement et anonymement dans les plantations du Mississippi, l’« East Coast » blues &#8211; où blues du Piedmont – a, lui, carrément jailli des doigts de ce musicien noir, aveugle et surdoué, quelque part sur les trottoirs du Sud Est américain.</p>
<p>C’est lui qui en a défini tous les canons et, dans la foulée, une manière de jouer, le finger-picking, qui va connaître un extraordinaire développement, chez tous les guitaristes, qu’ils soient noirs (Blind Willie McTell, Reverend Gary Davis, Blind Boy Fuller, …) ou blancs (Merle Travis, Chet Atkins,…), revivalistes (Ry Cooder, Jorma Kaukonen) ou progressistes (George Van Eps, Ted Green). On ne voit que Django Reinhardt et son jazz manouche pour avoir marqué l’histoire de la guitare d’une empreinte aussi  singulière, sinon aussi universelle.</p>
<p>L’homme qui faisait « parler » sa guitare, le « Roi de la Corde ». Ainsi décrivait-on déjà Blind Blake à son arrivée chez Paramount, sa compagnie phonographique, qui fera de ces formules ses slogans publicitaires dans le <em>Chicago Defender </em>(le quotidien des noirs de Chicago).</p>
<p>Blind Blake est à la guitare ce que Scott Joplin est au piano. Ce sont des genres à eux seuls, immédiatement identifiables et totalement inclassables. Leur proximité, elle, est évidente. Blake, on  ne sait dans quelles circonstances, a réussi à transposer  sur six cordes le ragtime, ce proto jazz né à la fin du 19ème siècle dans le sillage du cake-walk, et lui-même issu d’un mélange des quadrilles et polkas européennes avec les syncopes rythmiques africaines.</p>
<p>C’est ce ragtime à la Joplin qu’il aimait par-dessus tout. Alors c’est à cet Everest que Blind Blake s’attaque lorsqu’il entreprend de faire sonner une guitare comme un piano. Pour cela, il doit développer une technique de main droite d’une complexité totalement inédite, et proprement époustouflante. Partant de la même intuition, quelques années plus tard, et sur l’autre versant du blues, c’est la pulsation du Delta que Robert Johnson adaptera à la façon d’un pianiste. Le col sera moins haut mais le retentissement pas moindre.</p>
<p>On trouve chez Blind Blake des ornements et des subtilités qu’aucune guitare n’avait encore jamais osés. Sa capacité d’improvisation lui permet d’introduire d’infinies variantes de telle sorte que son jeu, même contenu dans les lois strictes des rags et des blues, semble sans cesse renouvelé. Complexe sans doute, mais aérien et dansant, sûrement. Du coup, la musique de Blind Blake peut s’entendre sans modération et s’écouter avec délectation.</p>
<p>Mais quels trésors de dextérité pour en arriver là. Une « main d’athlète » disait de lui Gary Davis. Et une attaque de corde d’une pureté qui laisse perplexe si on imagine Blake jouer doigts nus. Surtout ce pouce droit, capable de réaliser des syncopes de charleston à une vitesse inouïe, résistant aujourd’hui encore à toutes les tentatives de reproduction.</p>
<p>Etre aussi original questionne forcément lorsqu’on aborde l’appartenance musicale. On a dit de sa musique que c’était des <em>« rags déguisés en blues »</em>. C’est vrai que Blake a sans arrêt tourné autour des deux genres. Et c’est bien le rag qu’il avait dans la peau. Pour preuve, ses disques en comportaient souvent un en première face tandis qu’un blues figurait de l’autre côté.</p>
<p>Ce génial instrumentiste a connu un succès lui aussi exceptionnel. Il est, avec Blind Lemon Jefferson, le premier chanteur guitariste à succès. Au cœur de l’entre deux guerres il fut le plus gros vendeur de disques de la plus importante compagnie opérant sur le marché des « race records » : la Paramount.</p>
<p>Parmi les standards du country blues/rags qu’il a légués : <em>&laquo;&nbsp;Early Morning Blues&nbsp;&raquo;</em>  (1926), <em>&laquo;&nbsp;Too Tight&nbsp;&raquo;</em> (1926<em>), &laquo;&nbsp;Skeedle Loo Doo Blues&nbsp;&raquo;</em> (1926), <em>&laquo;&nbsp;That Will Never Happen No More</em>&laquo;&nbsp;, <em>&laquo;&nbsp;Southern Rag&nbsp;&raquo;</em> (1927), <em>« Dry Bone Shuffle »</em> (1927), <em>« Seabord Stomp »</em> (1927), <em>« Blind Arthur’s Breakdown »</em> (1929), <em>« Guitar Chimes »</em> (1929), <em>&laquo;&nbsp;Diddie Wa Diddie&nbsp;&raquo;</em> (1929),  <em>&laquo;&nbsp;Police Dog Blues&nbsp;&raquo;</em> (1929) et <em>&laquo;&nbsp;Righteous Blues »</em> (1930).</p>
<p>Un des plus grands monuments que le blues ait produit et presque un parfait inconnu.</p>
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		<title>Sleepy John Estes</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:21:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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Sleepy John Estes<br />
huile-toile, 65x50</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
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<p>Sleepy John Estes est un conteur délicieux. C’est aussi un chanteur tragique. Il en a la manière affligée, le souffle douloureux, et ce débit modulé, au  bord du sanglot qui firent dire à Big Bill Broonzy, à son propos, qu’il « pleurait le blues ». Son chant – une première partie projetée violemment, une seconde bredouillée presque indistinctement -  a toujours semblé hors d’âge, au point qu’on le pensait mort depuis belle lurette quand il s’est agi de remettre la main sur les pionniers du blues, au début des années soixante. Personne ne l’imaginait encore vivant. Il n’avait pourtant que l’âge du siècle et vivait, misérablement, dans une hutte, au milieu d’un champ.</p>
<p>Ce qui capte tout de suite l’attention, c’est cette voix, brisée et plaintive, qui s’étrangle dans un falsetto déchiré, une sorte de chant yodlé passé au ralenti, un tremblé mélancolique au cours hésitant. Posé sur des lignes de guitare un peu abruptes – Estes n’est pas un instrumentiste sophistiqué- ce chant flottant confère à ses blues un effet émotionnel submergeant. Et qui rappelle que le blues fut d’abord une complainte, cette vieillerie médiévale qu’il a ressuscitée, magnifiée par l’altération d’une gamme et la pulsation lourde d’un sort funeste.</p>
<p>C’est de cette voix remarquable que John Estes donne vie à une ribambelle d’histoires qui font de son répertoire une large chronique de la vie dans le sud rural. Des mots simplement agencés, incisifs, cousus à même dans l’économie rugueuse de son jeu et que, le plus souvent, l’harmonica de son vieux copain Hammie Nixon vient surligner affectueusement.</p>
<p>Car, au delà de ce talent de portraitiste de l’ordinaire noir, John Estes a été le premier bluesman à marier avec succès les sonorités de la guitare et de l’harmonica. Avec son compère Nixon, ils ont inventé, à la fin des années 20, une alternative révolutionnaire au règne des jug bands. Leur groupe, complété par la mandoline de Yank Rachell, fut historique et servit de cocon au grand John Lee « Sonny Boy » Williamson.</p>
<p>Les chansons de John Estes ont été abondamment reprises. A commencer par ce <em>“Milk Cow Blues”</em> que l’on retrouve un peu partout, de Kokomo Arnold jusque chez les Kinks, ou encore dans le <em>“Leaving Trunk”</em>de Taj Mahal. Quant à <em>“Someday Baby Blues”</em>, il devient le <em>“Trouble No More”</em> de Muddy Waters, puis le <em>“Someday Baby”</em> d’un Bob Dylan qui rendra hommage à Estes dans les notes de pochette de son album “<em>Bringing It All Back Home”</em>. Sans <em>oublier “Drop Down Mama”</em>, enregistré par Led Zeppelin qui reprend aussi <em>“The Girl I Love She Got Black Wavy Hair”</em>, tandis qu’Eric Clapton et les Allman Brothers ont inscrit <em>“Floating Bridge”</em> à leur répertoire.</p>
<p>Tout cela s’est passé sans que Sleepy John Estes n’ait jamais vraiment quitté son champ. Sa carrière discographique a commencé en 1929, au pire moment pour espérer vendre des disques. De 1935 à 1941, son country blues a quand même le temps de connaître un franc succès, juste avant que le genre ne soit balayé par de nouveaux caïds, autrement armés et installés à Chicago. Estes disparait, tombe aveugle et sombre dans une profonde misère. Retrouvé d’extrême justesse, il participe à l’embellie du blues rural sur les scènes folk et jazz des sixties. Dès lors, et jusqu’à sa disparition, en 1977, il va demeurer un propagateur actif du blues du Tennessee.</p>
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