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	<title>Blues Attic &#187; Delta</title>
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		<title>Keb’Mo</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 17:53:22 +0000</pubDate>
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<p>L’œil scintillant et le look dandy, Keb’Mo a débarqué avec son blues acoustique au beau milieu des années électro pour rappeler que le Delta avait toujours quelque chose à dire. Le raffiné californien a même remis au goût du jour le port du costume trois pièces et du couvre-chef que l’unique photo potable de Robert Johnson avait établis en canon du chic avec guitare. Il ne faut donc pas se demander pourquoi il fut choisi pour prêter ses traits au légendaire suppôt du Diable lorsqu’il s’est agi de le représenter à l’écran.<br />
Mais la relation entre le fringant californien et l’homme d’Hazelhurst ne se limite pas à l’art du porter beau. A partir des années 90, en traçant sa route entre ce modèle tutélaire et l’exemple roboratif de Taj Mahal, Keb’Mo a ramené à la surface, et singulièrement rajeuni, un style de blues que personne n’osait plus ressortir du musée, à l’exception de quelques blancs dévoués à la cause comme Eric Clapton, JohnnyWinter ou Rory Gallagher.<br />
Tout l’art de Keb’Mo réside dans le mariage réussi de cette tradition avec les canons de la modernité. Un terreau downhome coupé de touches soul, une once de folk et quelques accents jazzy, et ce brin d’irrévérence acquis au contact du rock west coast. Tout cela sculpté le plus souvent dans du bois massif ou travaillé sur quelque résonateur au fer étincelant.<br />
Keb’Mo livre un doigté bluesy et c’est d’un pouce sûr qu’il impose cette pulsation repêchée au cœur du Delta. Mais, au-delà de ces fondamentaux, ses compositions recourent volontiers à une facture pop. Ce qui tient l’ensemble à bonne distance d’une authenticité trop servile. Un style léger mais ancré, à l’image de ce californien dont un peu du Mississippi coule dans les veines.<br />
Son parcours musical commence dès l’enfance quand, chez les Moore, on écoute du rhythm &amp; blues à la radio et du gospel à l’église baptiste où la famille se rend chaque dimanche matin.<br />
A dix ans, Kevin Moore (son nom en version originale) entre dans l’orchestre de son école où il tient la trompette. L’expérience est si intense que pour être sûr de toujours trouver une place dans un orchestre, il apprend plusieurs instruments : percussions, cor d’harmonie. « J’aurais joué du triangle s’il avait fallu ! ». Finalement, c’est aux steel drums et à la contrebasse qu’il débutera dans un orchestre de calypso.<br />
Un oncle lui fournit sa première guitare. Une rencontre décisive. Deux semaines plus tard il en est déjà au finger-picking qu’il dissèque en écoutant James Taylor. Mais c’est d’une poignée d’accords rock qu’il compte tirer sa renommée. Kevin Moore rêve de devenir une rock star.<br />
Pour commencer il décline le Top 40 sous toutes ses coutures au sein de groupes de reprises. Jusqu’à ce que le leader de l’un d’entre eux lui suggère d’ajouter un peu plus de groove dans son jeu. Pour cela, il lui fait découvrir la musique des Caraïbes et les accents soul louisianais des Neville Brothers.<br />
En 1972, Kevin Moore se retrouve dans le groupe du violoniste Papa John Creach dont la scène rock californienne s’est récemment entichée. Ils ouvrent pour quelques grands noms du moment (Jefferson Starship, Hot Tuna, Mahavishnu Orchestra, Loggins &amp; Messina). Moore continue d’élargir son horizon. Il passe trois ans auprès de Creach et l’accompagne sur quatre de ses albums.<br />
Il devient ensuite musicien de studio, auteur chez A&amp;M Records ou encore arrangeur pour Almo-Irving Music. Cela lui permet d’obtenir sa chance pour un premier album, « Rainmaker », édité en 1980 sur Chocolate City Records, une filiale de Casablanca Records. L’objet passe totalement inaperçu.<br />
En 1983, Kevin est recruté par le groupe résident du Marla’s Memory Lane Club de Los Angeles. C’est là qu’il rencontre le saxophoniste Monk Higgins (producteur de Bobby Blue Bland) dont il rejoint le Whodunit Band. La rencontre va s’avérer décisive. Higgins initie Moore au blues. Grâce à lui il va côtoyer Albert Collins, Lowell Fulson et Big Joe Turner. Moore vient de trouver son terrain, mais pas encore sa propre voie. Il passe quelque temps dans un groupe vocal de Los Angeles, les Rose Brothers, histoire de vivre une nouvelle expérience.<br />
Il faut attendre 1990 pour que son destin bascule par un subtil concours de circonstances. Le responsable du casting pour une pièce de théâtre programmée à Los Angeles, Rabbit Foot, recherche un acteur pour le rôle d’un bluesman du Delta. Moore décide de se présenter et fait croire qu’il est comédien. Il est recruté. Il s’en sort si bien qu’il est à nouveau sollicité pour jouer un personnage similaire dans une autre pièce, Spunk. Ces réussites attirent l’attention sur lui. On lui demande dorénavant des prestations en solo. Cela tombe à pic car ces rôles l’ont plongé dans l’univers, solitaire par excellence, du country blues. Il décide de repartir à zéro et d’apprendre ses classiques, quitte à passer par des cours acoustiques dans l’arrière salle du magasin de guitares McCabe de Santa Monica.<br />
Cette fois Moore sait exactement ce qu’il veut. Ses deux modèles seront désormais Robert Johnson &#8211; dont il découvre l’œuvre à point nommé grâce au coffret « Complete Recordings » sorti justement cette année là &#8211; et Taj Mahal, qui l’avait marqué lors d’un concert donné dans son lycée quelques années plus tôt. En 1994, Kevin Moore devient Keb’Mo, son diminutif afro-américain dont un de ses amis, le batteur Quentin Dennard, le gratifiait lorsqu’ils jouaient ensemble dans les clubs de la Cité des Anges. Sa mutation musicale est ainsi parachevée.<br />
C’est donc logiquement que son véritable premier album s’intitule « Keb’Mo ». Il sort cette même année sur Okeh, label historique du blues dont Epic cherche à diversifier le catalogue. Avec deux morceaux de Robert Johnson, « Come On In My Kitchen » et « Kind Hearted Woman blues », le ton est donné. Mais des compositions personnelles indiquent déjà que l’intention n’est pas purement nostalgique. La critique approuve. Ce savoureux mélange d’une facture d’antan et d’un son contemporain positionne instantanément Keb’Mo parmi les révélations blues. Aussitôt on le demande sur de nombreuses scènes et très vite il ouvre pour des stars (Buddy Guy, Jeff Beck, Carlos Santana, Joe Cocker, George Clinton,..).<br />
En 1996, le second album, « Just Like You », s’inscrit dans la même filiation country blues. Pourtant Keb’Mo franchit déjà plus franchement quelques bordures, accompagné par Jackson Browne et Bonnie Raitt. Le résultat lui vaut un Grammy Award. Et les sollicitations se multiplient. En juillet 1997, une émission du programme télévisé « Sessions at West 54th » lui est consacrée. Dr John vient y jouer du piano.</p>
<p>Nouveau Grammy Award l’année suivante avec l’album « Slow Down ». Si le Mississippi reste en filigrane, sous la forme d’un hommage à Muddy Waters, le ton se fait plus policé, proche d’un Robert Cray. La musique de Keb’Mo est reprise sur des séries télévisées (« Touched By An Angel », « The Promised Land »), par le cinéma (« One Fine Day », « Tiny Cup », « Down In The Delta »). Il est retenu pour écrire la musique de la pièce de Keith Glover « Thunder Knocking On The Door ». Quant à ses talents d’acteur, ils lui valent d’être choisi pour interpréter le rôle de Robert Johnson dans le film documentaire, « Can’t You Hear The Wind Howl ? ».</p>
<p>En 2000, son nouveau disque, « The Door », s’ouvre encore sur les deux univers, à l’exemple de la touche de synthétiseur qui accompagne la reprise du « It Hurts Me Too » d’Elmore James. Mais Keb’Mo s’attaque aussi à d’autres horizons, comme le déjà plus surprenant enregistrement, la même année, d’un album pour enfants, « Big Wide Grin », prévu à l’origine comme une collection de reprises, mais pour lequel, se prenant au jeu, Keb’Mo va écrire sept compositions personnelles et concocter un album attachant consacré à l’univers de la famille. A peine moins éclectique, sa participation à un album tribut à Hank Williams sur lequel il reprend « I’m So Lonesome I Could Cry ». Mais le plus étonnant vient de sa présence, en 2002, dans un projet de l’Académie Royale d’Art Dramatique de Londres consacré à Shakespeare, « When Love Speaks : Sonnets Of Shakespeare ». Il y chante une courte pièce musicale écrite par le grand dramaturge anglais.</p>
<p>En 2003, Keb’Mo enregistre un album dans le cadre de la série de films consacrée au blues et produite par Martin Scorcese. Artiste concerné, on le retrouve en 2004 aux côtés de Bonnie Raitt et de Jackson Browne, cette fois pour la tournée « Vote For Change ». Il est également partie prenante du « No Nuke Group » qui milite contre le nucléaire. Dans le même esprit engagé, il édite le bien intentionné « Peace… Back By Popular Demand » qui regroupe des standards protest songs des années 60 dont ressort une relecture réussie du magnifique « For What It’s Worth » de Stephen Stills. Il n’oublie pas pour autant sa propre carrière et cette année là voit également la sortie de « Keep it simple », nouvel alliage pop blues à l’intention d’un public élargi.</p>
<p>En 2005, Keb’Mo joue sur la reprise de « Ain’t No Sunshine » que réalise Buddy Guy et apparaît sur l’album « Back Home » d’Eric Clapton. Il retrouve ensuite John Porter, producteur de son premier album. Le résultat, « Suitcase », ne ressemble pas pour autant au manifeste country blues sorti douze ans auparavant. Au fil du temps Keb’Mo a inversé les dosages, passant d’un blues tout juste teinté de pop à une veine désormais pop bluesy. Indéniablement, au fil du temps, l’influence de l’intimiste James Taylor a pris le dessus, comme si les histoires joliment ordinaires racontées par Keb’Mo se satisfaisaient plus volontiers des vibrations douces de l’esthète du Massachussets que des atmosphères hantées du maître du Delta.</p>
<p>Son départ de Sony en 2009 et la création de son propre label, Yolabelle Records, pourrait signifier la volonté de Keb’Mo d’ancrer cette tendance. La sortie de « Live &amp; Mo’ », dernier album en date, semble aller dans ce sens. Le choix de mêler à des versions publiques de ses standards quelques titres anciens réenregistrés pour la circonstance (« Victims Of Comfort », « Perpetual Blues Machine ») pourrait bien indiquer la volonté du musicien d’aligner son répertoire sur ce dosage désormais maîtrisé de climats pop délicatement métissés.</p>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:12:16 +0000</pubDate>
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<p>Les spécialistes de la transe dronique sont longtemps restés confinés dans leurs collines du nord, elles mêmes situées à l’écart du Delta et devenues depuis lieu de pèlerinage en matière de blues ensorcelant. C’était bien avant que Fat Possum ne découvre le filon. C’était un temps reculé où des frappeurs de peaux se sont mis à jouer de la guitare comme du tambour en mieux avec des cordes. Des bons diables cela dit. Comme Fred McDowell , un gars qui rêvait d’être pompiste et en connaissait même un rayon côté bondieuseries.</p>
<p>On est au début des années 60 quand le soudain ressac folk blues ramène d’un coup à la surface de vieux héros rangés des affaires. La plupart sont directement importés du Mississippi pour être livrés, judicieusement crottés, sur des scènes géantes et à des foules médusées. Hurt, Bukka, Williams et même Hopkins, tout un tas de gars formidables sont repêchés in extremis, pourvu qu’ils ressortent leurs tenues anciennes. Comme eux, Fred McDowell a passé la cinquantaine, mais lui est encore un parfait inconnu. Et son blues d’une espèce jamais répertoriée par une compagnie discographique.</p>
<p>Aussitôt porté au pinacle et enregistré à tire larigot, Mississippi Fred McDowell passe sans prémisse de l’anonymat à la notoriété. Son jeu hypnotique fait sensation. Au point d’affoler jusqu’à la frange curieuse du public rock. Tout le monde s’entiche du groove tendu du pompiste de Como. Et l’homme de basculer dans la légende quand son « You Got To Move » atterrit sur la face A d’un des plus grands albums populaires de tous les temps, le « Sticky Fingers » des Rolling Stones.</p>
<p>« Je ne joue pas du rock’n’roll » clame Fred McDowell. Personne ne le pensait. Mais son blues, lourd et dynamique, dégage à peu près la même énergie. Une voix douloureuse, des notes cristallisées sous le verre du botttleneck et une frappe de cordes métronomique. Un style primitif d’une modernité étourdissante quand on pense à tout ce temps où il est resté vierge de tripatouillage dans ce coin paumé où les descendants d’Eli Green ressassaient leur mélancolie voodoo.</p>
<p>Si le répertoire de Mississipi Fred McDowell ne s’éloigne guère de la tradition blues, sauf peut-être que le Ciel y fait plus souvent qu’ailleurs de belles apparitions, sa musique, au motif limité, se révèle quant à elle tétanisante. Un jeu répétitif, rivé sur un seul accord inlassablement travaillé au bottleneck à culot court. Une mesure hypnotique unique devenue la signature de ce coin perdu des collines du nord du Mississippi, déjà responsable de l’usage préservé du fifre et du tambour.</p>
<p>Certains vous diront d’ailleurs que c’est là, quelque part autour de Como et de Gravel Spring, qu’en vérité tout a commencé. Le seul endroit où l’usage intensif de la percussion africaine avait résisté à l’éradication des maîtres blancs. Et c’est vrai qu’à écouter la guitare de McDowell, il y a dans ce martèlement quasi ferroviaire survolé d’une voix sombre et intense, légèrement tremblée, beaucoup de l’héritage de ces transes anciennes.</p>
<p>McDowell n’a jamais travaillé ses gammes. Il s’est concentré sur la glisse. Il a peaufiné l’appendice – d’abord un os de bœuf, puis la lame d’un canif et enfin ce culot de bouteille raccourci &#8211; enfilé dans l’annulaire pour garder le doigt souple et pouvoir, quand l’envie lui prend, se livrer à quelque fantaisie mineure tout en pilotant ses cordes jumelles avec la précision d’une patrouille de chasse en plein ciel.</p>
<p>Il n’existe pas d’album médiocre de Mississippi Fred McDowell. Il y a simplement dedans un peu plus ou un peu moins de standards, les « Shake Em’ On Down », « Write me A few Of Your Lines », « Going Down The River » ou autre « Fred’s Worried Life Blues ». De « Mississippi Delta Blues » en 1965 à « Live At The Mayfair Hotel » en 1969, en passant par l’ « Amazing Grace » de 1966, chaque disque livre la magie de sa musique.</p>
<p>Sa carrière durera dix ans. Non qu’il ait fini par lasser qui que ce soit, même si l’âge l’incitait à prendre du recul et les royalties de « You Gotta Move » à se consacrer enfin à son garage tout neuf. C’est la maladie qui le décidera ainsi, mettant fin à l’aventure avant même que le rideau ne soit tiré.<br />
Vingt ans plus tard, les Burnside, Belfour, Ford, Davis et Kimbrough feront redécouvrir à une nouvelle génération ce blues qu’on dit cousin du Delta mais qui est peut-être un peu plus que ça.</p>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:51:53 +0000</pubDate>
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Mississippi John Hurt<br />
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<p>L&rsquo;article concernant Mississippi John Hurt, représenté sur ce tableau, est associé à la toile <a href="http://www.blues-attic.com/mississippi-john-hurt/">&laquo;&nbsp;Creole Belle&nbsp;&raquo;</a> </p>
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