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	<title>Blues Attic &#187; Robert Johnson</title>
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		<title>Robert Johnson</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 06:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean claude legros</dc:creator>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/crossroads.jpg" title="Robert Johnson&lt;br /&gt;
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Robert Johnson<br />
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<p style="text-align: center;">Génial musicien et artiste charnière dans l&rsquo;histoire du blues, Robert Johnson a concentré dans 29 titres, au milieu des années 30, l&rsquo;essence même du genre et ouvert la voie de la révolution musicale populaire du 20ème siècle.</p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Son House &#8211; &#171;&#160;The original Delta Blues&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 22:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean claude legros</dc:creator>
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		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Enregistrement : 12 au 14 avril 1965 Parution : 1965 (titres 1 à 9) 1992 (titres 10 et 11) 1998 (titres 12 à 14) Label : Mojo Workin Personnel : Son House (chant, guitare), Alan Wilson (guitare, harmonica sur &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/son-house/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/chroniques-de-disques/son_house-original_delta_blues.jpg" title="Son House&lt;br /&gt;
The Original Delta Blues" class="shutterset_singlepic116" >
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Son House<br />
The Original Delta Blues</div>
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<p>Enregistrement : 12 au 14 avril 1965</p>
<p>Parution : 1965 (titres 1 à 9) 1992 (titres 10 et 11) 1998 (titres 12 à 14)</p>
<p>Label : Mojo Workin</p>
<p>Personnel : Son House (chant, guitare), Alan Wilson (guitare, harmonica sur titres 5 et 9)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son House. Pensez donc, Son House ! Rien que prononcer son nom, c’est déjà comme franchir un passage. Son House, l’homme aux basques duquel était pendu un gamin nommé Robert Johnson. Celui qui envoyait gentiment paître le môme d’Hazelhurst parce qu’il ne jouait pas assez bien. Eddie John, dit « Son », House qui a puisé son blues directement à la source.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il y avait bien eu les faces Columbia de 1930, puis celles qu’Alan Lomax avait gravées en 1941 avec l’équipement de fortune qu’il trimballait dans les campagnes du vieux Sud. Mais à l’époque les premiers n’avaient pas quitté le rayon « race records » et les seconds avaient surtout servi à compléter la collection folklore de la Bibliothèque du Congrès. Cette fois, à 62 ans, Son House est appelé à témoigner une dernière fois, pour l’histoire. Et tant mieux, parce ce que les microphones sur lesquels le vieux maître reprend ici l’essentiel de son répertoire ont bien progressé entre temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors bien sûr, les années ont passé et le House qu’on entend ici n’est plus le tumultueux bluesman qui faisait la loi avec Charley Patton et Willie Brown dans les joints du Delta. En 1965, alors qu’il quitté le métier depuis plus de vingt ans et plus touché une guitare depuis la mort de son ami Willie, Son House a quelque peu simplifié son jeu. S’il n’en a pas retrouvé toute la vélocité, il en a conservé la fougue et sa voix enflammée, comme ses élans de prêcheur, ont gardé intact ce pouvoir de vous saisir tout entier et de vous secouer l’âme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Même érodée par le temps, l’intensité insufflée par le chant habité de Son House demeure suffisante pour tout de suite comprendre que c’est de çà que tout était parti, tout ce feu formidable qui a semblé d’un coup embraser la musique des années 60. D’ailleurs, à ce moment là de l’histoire, c’était peut-être mieux ainsi. Mieux pour ce public blanc, qui découvrait le blues, d’entendre un Son House dont le fer était un peu émoussé. Il n’est pas sûr, malgré toutes leurs bonnes intentions, que ces jeunes intellectuels du folk boom aient pu d’emblée supporter la véhémence de son jeu originel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans se version initiale l’album produit par John Hammond et Frank Driggs contenait seulement neuf titres. Il s’agissait d’un des premiers 33 tours où le country blues pouvait retrouver sa liberté d’expression avec des titres dépassant la durée standard (ici on frôle parfois les dix minutes). Ne serait-ce que pour cette raison, aux USA en 1965, enregistrer ce disque c’était un peu l’équivalent du premier tournage d’un western en décor naturel. Et en plus, là, le personnage était totalement vrai.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Robert Johnson : &#171;&#160;King Of The Delta Blues Singers&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 20:51:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean claude legros</dc:creator>
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		<category><![CDATA[novembre 1936 et juin 1937]]></category>
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		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Enregistrement : novembre 1936 et juin 1937 &#8211; Parution : 1961 &#8211; Label : Columbia &#8211; Personnel : Robert Johnson (chant, guitare) Le lundi 23 novembre 1936, dans une chambre d’hôtel aux rideaux tirés &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/robert-johnson-delta/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/chroniques-de-disques/robert_-johnson-king_of_the_delta_blues_singers.jpg" title="Robert Johnson&lt;br /&gt;
King of the Delta Blues" class="shutterset_singlepic113" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/113__370x_robert_-johnson-king_of_the_delta_blues_singers.jpg" alt="robert_-johnson-king_of_the_delta_blues_singers" title="robert_-johnson-king_of_the_delta_blues_singers" />
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Robert Johnson<br />
King of the Delta Blues</div>
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<p>Enregistrement : novembre 1936 et juin 1937 &#8211; Parution : 1961 &#8211; Label : Columbia &#8211; Personnel : Robert Johnson (chant, guitare)</p>
<p>Le lundi 23 novembre 1936, dans une chambre d’hôtel aux rideaux tirés et aménagée en studio de San Antonio (Texas), Robert Johnson entame « Kindhearted Woman » sous le regard attentif d’Art Satherley et de Don Law qui dirigent la session organisée par ARC. Le vendredi suivant, quand Vince Liebler, l’ingénieur du son, coupe le graveur à la fin de « If I Had Possession Over Judgment Day », 16 faces ont été gravées malgré deux jours perdus après que Johnson ait été arrêté sous prétexte de vagabondage à la sortie d’une séance. Quelques mois plus tard, une seconde session est organisée à Dallas, chez Brunswick Records, au 3ème niveau d’un entrepôt situé au-dessus du magasin Buick. Les 19 et 20 juin 1937 &#8211; c’est un week-end, pour éviter le bruit de la circulation – Johnson grave 13 masters. Il fait si chaud dans le local qu’il faut bricoler une climatisation de fortune avec des ventilateurs qu’on fait souffler sur des pains de glace. A part Robert Johnson, tout le monde est torse nu. Tout Robert Johnson est contenu dans ces 29 morceaux (42 prises avec les sauvegardes). 12 ont été commercialisés de son vivant et diffusés sur les juke-boxes du Mississippi. Un seul, « Terraplane Blues », a connu un modeste succès commercial (5000 copies). Il faudra attendre près de vingt-cinq ans et la mode du folk-blues en Europe pour que Columbia décide de ressortir les matrices. Et comme si le diable lui-même s’était occupé du marketing, dix ans de plus seront nécessaires pour mettre enfin un visage sur la légende.</p>
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		<title>Keb’Mo</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 17:53:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! L’œil scintillant et le look dandy, Keb’Mo a débarqué avec son blues acoustique au beau milieu des années électro pour rappeler que le Delta avait toujours quelque chose à dire. Le raffiné californien a &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/keb-mo/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<p>L’œil scintillant et le look dandy, Keb’Mo a débarqué avec son blues acoustique au beau milieu des années électro pour rappeler que le Delta avait toujours quelque chose à dire. Le raffiné californien a même remis au goût du jour le port du costume trois pièces et du couvre-chef que l’unique photo potable de Robert Johnson avait établis en canon du chic avec guitare. Il ne faut donc pas se demander pourquoi il fut choisi pour prêter ses traits au légendaire suppôt du Diable lorsqu’il s’est agi de le représenter à l’écran.<br />
Mais la relation entre le fringant californien et l’homme d’Hazelhurst ne se limite pas à l’art du porter beau. A partir des années 90, en traçant sa route entre ce modèle tutélaire et l’exemple roboratif de Taj Mahal, Keb’Mo a ramené à la surface, et singulièrement rajeuni, un style de blues que personne n’osait plus ressortir du musée, à l’exception de quelques blancs dévoués à la cause comme Eric Clapton, JohnnyWinter ou Rory Gallagher.<br />
Tout l’art de Keb’Mo réside dans le mariage réussi de cette tradition avec les canons de la modernité. Un terreau downhome coupé de touches soul, une once de folk et quelques accents jazzy, et ce brin d’irrévérence acquis au contact du rock west coast. Tout cela sculpté le plus souvent dans du bois massif ou travaillé sur quelque résonateur au fer étincelant.<br />
Keb’Mo livre un doigté bluesy et c’est d’un pouce sûr qu’il impose cette pulsation repêchée au cœur du Delta. Mais, au-delà de ces fondamentaux, ses compositions recourent volontiers à une facture pop. Ce qui tient l’ensemble à bonne distance d’une authenticité trop servile. Un style léger mais ancré, à l’image de ce californien dont un peu du Mississippi coule dans les veines.<br />
Son parcours musical commence dès l’enfance quand, chez les Moore, on écoute du rhythm &amp; blues à la radio et du gospel à l’église baptiste où la famille se rend chaque dimanche matin.<br />
A dix ans, Kevin Moore (son nom en version originale) entre dans l’orchestre de son école où il tient la trompette. L’expérience est si intense que pour être sûr de toujours trouver une place dans un orchestre, il apprend plusieurs instruments : percussions, cor d’harmonie. « J’aurais joué du triangle s’il avait fallu ! ». Finalement, c’est aux steel drums et à la contrebasse qu’il débutera dans un orchestre de calypso.<br />
Un oncle lui fournit sa première guitare. Une rencontre décisive. Deux semaines plus tard il en est déjà au finger-picking qu’il dissèque en écoutant James Taylor. Mais c’est d’une poignée d’accords rock qu’il compte tirer sa renommée. Kevin Moore rêve de devenir une rock star.<br />
Pour commencer il décline le Top 40 sous toutes ses coutures au sein de groupes de reprises. Jusqu’à ce que le leader de l’un d’entre eux lui suggère d’ajouter un peu plus de groove dans son jeu. Pour cela, il lui fait découvrir la musique des Caraïbes et les accents soul louisianais des Neville Brothers.<br />
En 1972, Kevin Moore se retrouve dans le groupe du violoniste Papa John Creach dont la scène rock californienne s’est récemment entichée. Ils ouvrent pour quelques grands noms du moment (Jefferson Starship, Hot Tuna, Mahavishnu Orchestra, Loggins &amp; Messina). Moore continue d’élargir son horizon. Il passe trois ans auprès de Creach et l’accompagne sur quatre de ses albums.<br />
Il devient ensuite musicien de studio, auteur chez A&amp;M Records ou encore arrangeur pour Almo-Irving Music. Cela lui permet d’obtenir sa chance pour un premier album, « Rainmaker », édité en 1980 sur Chocolate City Records, une filiale de Casablanca Records. L’objet passe totalement inaperçu.<br />
En 1983, Kevin est recruté par le groupe résident du Marla’s Memory Lane Club de Los Angeles. C’est là qu’il rencontre le saxophoniste Monk Higgins (producteur de Bobby Blue Bland) dont il rejoint le Whodunit Band. La rencontre va s’avérer décisive. Higgins initie Moore au blues. Grâce à lui il va côtoyer Albert Collins, Lowell Fulson et Big Joe Turner. Moore vient de trouver son terrain, mais pas encore sa propre voie. Il passe quelque temps dans un groupe vocal de Los Angeles, les Rose Brothers, histoire de vivre une nouvelle expérience.<br />
Il faut attendre 1990 pour que son destin bascule par un subtil concours de circonstances. Le responsable du casting pour une pièce de théâtre programmée à Los Angeles, Rabbit Foot, recherche un acteur pour le rôle d’un bluesman du Delta. Moore décide de se présenter et fait croire qu’il est comédien. Il est recruté. Il s’en sort si bien qu’il est à nouveau sollicité pour jouer un personnage similaire dans une autre pièce, Spunk. Ces réussites attirent l’attention sur lui. On lui demande dorénavant des prestations en solo. Cela tombe à pic car ces rôles l’ont plongé dans l’univers, solitaire par excellence, du country blues. Il décide de repartir à zéro et d’apprendre ses classiques, quitte à passer par des cours acoustiques dans l’arrière salle du magasin de guitares McCabe de Santa Monica.<br />
Cette fois Moore sait exactement ce qu’il veut. Ses deux modèles seront désormais Robert Johnson &#8211; dont il découvre l’œuvre à point nommé grâce au coffret « Complete Recordings » sorti justement cette année là &#8211; et Taj Mahal, qui l’avait marqué lors d’un concert donné dans son lycée quelques années plus tôt. En 1994, Kevin Moore devient Keb’Mo, son diminutif afro-américain dont un de ses amis, le batteur Quentin Dennard, le gratifiait lorsqu’ils jouaient ensemble dans les clubs de la Cité des Anges. Sa mutation musicale est ainsi parachevée.<br />
C’est donc logiquement que son véritable premier album s’intitule « Keb’Mo ». Il sort cette même année sur Okeh, label historique du blues dont Epic cherche à diversifier le catalogue. Avec deux morceaux de Robert Johnson, « Come On In My Kitchen » et « Kind Hearted Woman blues », le ton est donné. Mais des compositions personnelles indiquent déjà que l’intention n’est pas purement nostalgique. La critique approuve. Ce savoureux mélange d’une facture d’antan et d’un son contemporain positionne instantanément Keb’Mo parmi les révélations blues. Aussitôt on le demande sur de nombreuses scènes et très vite il ouvre pour des stars (Buddy Guy, Jeff Beck, Carlos Santana, Joe Cocker, George Clinton,..).<br />
En 1996, le second album, « Just Like You », s’inscrit dans la même filiation country blues. Pourtant Keb’Mo franchit déjà plus franchement quelques bordures, accompagné par Jackson Browne et Bonnie Raitt. Le résultat lui vaut un Grammy Award. Et les sollicitations se multiplient. En juillet 1997, une émission du programme télévisé « Sessions at West 54th » lui est consacrée. Dr John vient y jouer du piano.</p>
<p>Nouveau Grammy Award l’année suivante avec l’album « Slow Down ». Si le Mississippi reste en filigrane, sous la forme d’un hommage à Muddy Waters, le ton se fait plus policé, proche d’un Robert Cray. La musique de Keb’Mo est reprise sur des séries télévisées (« Touched By An Angel », « The Promised Land »), par le cinéma (« One Fine Day », « Tiny Cup », « Down In The Delta »). Il est retenu pour écrire la musique de la pièce de Keith Glover « Thunder Knocking On The Door ». Quant à ses talents d’acteur, ils lui valent d’être choisi pour interpréter le rôle de Robert Johnson dans le film documentaire, « Can’t You Hear The Wind Howl ? ».</p>
<p>En 2000, son nouveau disque, « The Door », s’ouvre encore sur les deux univers, à l’exemple de la touche de synthétiseur qui accompagne la reprise du « It Hurts Me Too » d’Elmore James. Mais Keb’Mo s’attaque aussi à d’autres horizons, comme le déjà plus surprenant enregistrement, la même année, d’un album pour enfants, « Big Wide Grin », prévu à l’origine comme une collection de reprises, mais pour lequel, se prenant au jeu, Keb’Mo va écrire sept compositions personnelles et concocter un album attachant consacré à l’univers de la famille. A peine moins éclectique, sa participation à un album tribut à Hank Williams sur lequel il reprend « I’m So Lonesome I Could Cry ». Mais le plus étonnant vient de sa présence, en 2002, dans un projet de l’Académie Royale d’Art Dramatique de Londres consacré à Shakespeare, « When Love Speaks : Sonnets Of Shakespeare ». Il y chante une courte pièce musicale écrite par le grand dramaturge anglais.</p>
<p>En 2003, Keb’Mo enregistre un album dans le cadre de la série de films consacrée au blues et produite par Martin Scorcese. Artiste concerné, on le retrouve en 2004 aux côtés de Bonnie Raitt et de Jackson Browne, cette fois pour la tournée « Vote For Change ». Il est également partie prenante du « No Nuke Group » qui milite contre le nucléaire. Dans le même esprit engagé, il édite le bien intentionné « Peace… Back By Popular Demand » qui regroupe des standards protest songs des années 60 dont ressort une relecture réussie du magnifique « For What It’s Worth » de Stephen Stills. Il n’oublie pas pour autant sa propre carrière et cette année là voit également la sortie de « Keep it simple », nouvel alliage pop blues à l’intention d’un public élargi.</p>
<p>En 2005, Keb’Mo joue sur la reprise de « Ain’t No Sunshine » que réalise Buddy Guy et apparaît sur l’album « Back Home » d’Eric Clapton. Il retrouve ensuite John Porter, producteur de son premier album. Le résultat, « Suitcase », ne ressemble pas pour autant au manifeste country blues sorti douze ans auparavant. Au fil du temps Keb’Mo a inversé les dosages, passant d’un blues tout juste teinté de pop à une veine désormais pop bluesy. Indéniablement, au fil du temps, l’influence de l’intimiste James Taylor a pris le dessus, comme si les histoires joliment ordinaires racontées par Keb’Mo se satisfaisaient plus volontiers des vibrations douces de l’esthète du Massachussets que des atmosphères hantées du maître du Delta.</p>
<p>Son départ de Sony en 2009 et la création de son propre label, Yolabelle Records, pourrait signifier la volonté de Keb’Mo d’ancrer cette tendance. La sortie de « Live &amp; Mo’ », dernier album en date, semble aller dans ce sens. Le choix de mêler à des versions publiques de ses standards quelques titres anciens réenregistrés pour la circonstance (« Victims Of Comfort », « Perpetual Blues Machine ») pourrait bien indiquer la volonté du musicien d’aligner son répertoire sur ce dosage désormais maîtrisé de climats pop délicatement métissés.</p>
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		<title>Son House</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:19:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Legend : huile/toile 50&#215;50 &#8211; 2010 Par : Legros Jean claude &#8211; Le : 08/03/2011 à 18:02:14 Un des premiers apôtres, tout en passion habitée, l&#8217;âme chancelante entre appel du Seigneur et obsession blues.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/uploads/2011/09/sonhouse2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-499" title="&quot;Son House&quot;" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/uploads/2011/09/sonhouse2.jpg" alt="" width="750" height="750" /></a>Legend : </strong>huile/toile 50&#215;50 &#8211; 2010<br />
<strong>Par : </strong>Legros Jean claude &#8211; Le : 08/03/2011 à 18:02:14</p>
<hr />
<p>Un des premiers apôtres, tout en passion habitée, l&rsquo;âme chancelante entre appel du Seigneur et obsession blues.</p>
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		<title>Robert Lockwood Jr.</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:02:12 +0000</pubDate>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/robertlockwood-jr.jpg" title="Robert Lockwood Jr&lt;br /&gt;
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Robert Lockwood Jr<br />
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<p>Robert Lockwood Jr était un homme particulièrement bien élevé. Dans tous les sens du terme.D’abord cette éducation blues sur mesure reçue, au début des années 30, par le plus légendaire d’entre tous : Robert Johnson en personne.<br />
Ensuite cette élégance absolue, démontrée tout au long de sa carrière, de n’avoir jamais chercher à exploiter, ni même simplement mettre en avant, cette extraordinaire rencontre de jeunesse.</p>
<p>Il a 11 ans et Johnson seulement 15 lorsque ce dernier devient l’amant intermittent de sa mère. Ca se passe du côté d’Helena où les deux vivent seuls. Pendant dix ans Robert Johnson sera un hôte régulier, séjournant souvent là entre deux virées musicales.</p>
<p>C’est à cette aune que s’aiguise le goût pour la guitare du jeune Lockwood. Quant à Johnson, d’ordinaire si jaloux de son jeu, il ne rechigne ni à prêter sa guitare ni à prodiguer ses conseils à un gamin apparemment doué. Et les voilà bientôt comme des frères, à parcourir ensemble les routes de l’Arkansas pour jouer la musique du diable.</p>
<p>C’est comme çà qu’à 15 ans, Robert Lockwood Jr se retrouve musicien professionnel.Il sait même si bien copier son modèle qu’on raconte qu’un dimanche après-midi (certains penchent pour un samedi soir) où chacun s’était posté d’un côté du pont qui enjambe la Sunflower près de Clarksville, une foule s’était rapidement amassée car la rumeur avait couru que Robert Johnson allait se produire à cet endroit. Les deux jeunes hommes jouèrent chacun sur sa rive et personne ne su distinguer lequel était le vrai Johnson. Il se dit même qu’ils empochèrent chacun 15 dollars, à 40 cents près.</p>
<p>Après la mort prématurée de Robert Johnson, Lockwood Jr poursuit son propre chemin. Sans oublier son mentor &#8211; il encourage ses pairs à jouer ses titres &#8211; mais sans rester non plus dans l’ombre unique de ce géant.</p>
<p>Il fait équipe avec Sonny Boy Williamson II (Rice Miller), met un peu de jazz dans son jeu, inaugure au début des années 40 le blues à la radio et la guitare électrique dans le blues. A l’aube des fifties il rejoint Chicago, intégrant la poignée de musiciens qui accompagnent Muddy Waters, Howlin’ Wolf et Little Walter lors des enregistrements historiques de Chess qui vont faire de cette ville la capitale du blues de l’après-guerre.</p>
<p>Bien que très actif, au sein de multiples formations aussi bien qu’à la tête de son propre groupe, ce n’est pourtant qu’en 1970 qu’il enregistre chez Delmark son premier album personnel, « Steady Rollin’ Man ». Il n’en réalisera en studio que neuf au total, malgré une carrière d’une durée exceptionnelle de 65 ans !</p>
<p>Pourtant, de la même façon qu’on ne peut cantonner Robert Lockwood Jr au seul rôle de liquidateur testamentaire d’un fabuleux héritage, il serait tout aussi réducteur de ne voir en lui qu’un accompagnateur prestigieux. C’est avant tout un musicien au jeu original.</p>
<p>Plus encore que quelques secrets de fabrication, Lockwood Jr a surtout hérité de Johnson ce goût de la recherche permanente qui avait permis à ce dernier de révolutionner en son temps la guitare blues en y introduisant des accords et des changements de rythme comme on n’en avait jamais entendus.</p>
<p>En cherchant à utiliser sa culture jazz dans son expression du blues, Robert Lockwood Jr va finalement poursuivre la voie tracée par Robert Johnson.<br />
Lockwood Jr est un harmoniciste au touché soyeux, maître d’un picking haute définition qui gomme la rugosité des titres traditionnels tout en conservant leur dynamique. Pas vraiment le genre juke joint. Il peut donc déconcerter les amateurs de sensations fortes. Mais cela rend son blues accessible à toutes les oreilles, ce qui n’est pas la moindre de ses contributions.</p>
<p>Son originalité aura aussi été de ressortir de l’oubli l’usage de la guitare 12 cordes pour jouer le blues. On n’avait pas pratiquement jamais vu ça en dehors de la Georgie et, à ce niveau, depuis Too Tight Henry quand il officiait au côté de Blind Blake, plusieurs décennies plus tôt.</p>
<p>Que ce soit avec sa toute première Guild ou la Gretsch Country Gentleman façon Chet Atkins, cette instrumentation insolite est restée sa signature. Une gageure si on imagine devoir pousser deux cordes en travers des frettes. Mais on peut noter au passage que Johnson lui-même n’usait que très parcimonieusement de cet effet de torsion pourtant si cher au blues du Delta. Pas étonnant donc que Lockwood Jr ait fini à son tour par exclure le tiré poussé de son arsenal.</p>
<p>Derrière une allure un tantinet professorale, Robert Lockwood Jr était un esthète be-bop au pays bleu. C’était surtout un homme sage qui n’a jamais dérogé de son style pour tenter de saisir les modes, privilégiant la qualité à la lumière. Un impitoyable artisan qui a continué d’inventer jusqu’à son dernier souffle de nouvelles phrases mélodiques à placer sur des vieux morceaux de son patrimoine.</p>
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		<title>Robert Johnson</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:54:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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<p>Héritier de la tradition et géniteur de la révolution musicale du siècle, il a concentré tout le blues d&rsquo;avant guerre en 29 titres devenus les Tables de la Loi pour la génération &laquo;&nbsp;sixties&nbsp;&raquo;.</p>
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