<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Blues Attic &#187; mississippi</title>
	<atom:link href="http://www.blues-attic.com/tag/mississippi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.blues-attic.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sun, 16 Nov 2025 09:25:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Swamp Blues</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/swamp-blues/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/swamp-blues/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:17:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[chanteur]]></category>
		<category><![CDATA[cuivres]]></category>
		<category><![CDATA[Kenny+Neal]]></category>
		<category><![CDATA[louisiane]]></category>
		<category><![CDATA[mississippi]]></category>
		<category><![CDATA[multi instrumentiste]]></category>
		<category><![CDATA[swamp]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=89</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Pour tous ceux qui aiment leur blues bien créole, douze mesures, même bleuies au meilleur fer, ne suffisent pas toujours à atteindre la sacro sainte température en dessous de laquelle tout bon sang louisianais &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/swamp-blues/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/kenny_neal.jpg" title="Kenny Neal&lt;br /&gt;
huile-toile, 41x33" class="shutterset_singlepic43" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/43__370x_kenny_neal.jpg" alt="Swamp Blues" title="Swamp Blues" />
</a>
Kenny Neal<br />
huile-toile, 41x33</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Pour tous ceux qui aiment leur blues bien créole, douze mesures, même bleuies au meilleur fer, ne suffisent pas toujours à atteindre la sacro sainte température en dessous de laquelle tout bon sang louisianais ne saurait bouillir. Pour ceux là, la famille Neal, et Kenny en particulier, constitue une valeur refuge, un foyer d’indolences moites, de vapeurs du marais et de titillements colorés parvenus des farandoles néo orléanaises.</p>
<p>Si le « fils de » Raful Neal, lui-même disciple de Slim Harpo et maître du swamp blues, a internationalisé le label familial, on compte en tout pas moins de trois générations et onze Neal au service de la cause. Du blues au funk et au hip-hop, en passant par le jazz, peu d’arcanes de la nébuleuse afro américaine échappent à la dynastie.</p>
<p>Multi instrumentiste première langue, Kenny Neal a trempé ses doigts dans toutes les décoctions du vieux Sud. Son jeu mêle habilement des courants venus d’un peu tous les étages du Mississippi. Une recette qui, bien au-delà des clameurs de mangroves, lui permet de rallier à sa cause les amateurs de déhanché funky à la sauce Memphis comme les inconditionnels du bon vieux Chicago blues. Sensualité swamp, enjoliveurs jazzy et poussées R&amp;B donnent à son blues un tour indéniablement aguichant. Robert Cray, Larry Gardner et Lonnie Brooks ne sont pas très loin.</p>
<p>Le goût des couleurs cuivrées, un sens du temps aiguisé par une première vie de bassiste et une facilité déconcertante à ficeler des chorus bien charpentés, voilà autant d’ingrédients qui rendent la musique de Neal invariablement intéressante, toujours très fouillée et donc particulièrement résistante à la répétition des écoutes. Avec un signe distinctif : des arrangements rythmiques particulièrement dynamiques qui propulsent ses morceaux un peu au-dessus des rendements habituels. Excellent chanteur de surcroit, ce Neal là possède indéniablement le bon mojo.</p>
<p>Une carrière bien calée entre albums au-dessus de tout soupçon et tournées au long cours, une cote toujours au beau fixe et une vie épanouie, tout semblait vouloir sourire à un Kenny Neal sur le berceau duquel quelques bonnes fées (Slim Harpo, Buddy Guy,..) avaient effectivement été vues affectueusement penchées. Mais le blues finissant toujours par demander sa part, Kenny rencontre au milieu des années 2000 l’épreuve de sa vie. Famille décimée, maladie, une concentration de malheurs ébranlent le bluesman le plus souriant du circuit. Trois ans d’éclipse s’ensuivent dont il ressort le blues plus que jamais chevillé au corps, brandissant à nouveau sa musique, cette fois lestée de cette dose de souffrance dont l’art finit toujours pas se nourrir. « Let Life Flow », l’album du come-back, croule sans surprise sous les Grammies.</p>
<p>Revenu aux affaires et maître de son jeu, le chantre des bayous, enfant doué du blues et festoyeur de scène digne des fêtes zydeco accroche désormais sa Telecaster dans la catégorie – toujours un poil supplémentée &#8211; de ceux qui ont aussi franchi l’Epreuve et ne s’y sont pas perdus. De sa collection d’albums, il n’y a pratiquement rien à jeter. Tous possèdent leur part de ce feu qui couve toujours dans sa musique.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/swamp-blues/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Johnny Winter</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/johnny-winter/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/johnny-winter/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:56:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[albinos]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[blues rock]]></category>
		<category><![CDATA[Blues texan]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny Winter]]></category>
		<category><![CDATA[mississippi]]></category>
		<category><![CDATA[Winter]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=44</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Si la couleur de la peau et les origines déterminaient le talent des hommes, alors Johnny Winter, né albinos, fils d’un patron de plantation au Mississipi, aurait été le dernier sur terre capable d’exprimer &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/johnny-winter/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/winter.JPG" title="Johnny Winter&lt;br /&gt;
huile-toile, 41x36" class="shutterset_singlepic150" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/150__370x_winter.JPG" alt="Winter" title="Winter" />
</a>
Johnny Winter<br />
huile-toile, 41x36</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Si la couleur de la peau et les origines déterminaient le talent des hommes, alors Johnny Winter, né albinos, fils d’un patron de plantation au Mississipi, aurait été le dernier sur terre capable d’exprimer le blues ! Il sera pourtant, en 1988, le premier blanc intronisé au « Blues Hall of Fame ».</p>
<p>Johnny Winter est un cas extrême de succès fulgurant. Fin 1968, il passe de l’anonymat le plus total à l’état de révélation mondiale en moins de quinze jours.</p>
<p>La clé de sa réussite ? Un cocktail de blues pur coton et de rock dur qui s’est immédiatement enflammé au contact des milieux branchés new-yorkais. La recette est inédite aux USA : sur un fond bien charpenté de cordeurs intensifs (Lightnin’Hopkins, John Lee Hooker), deux doigts des meilleures cuvées de Chicago (Muddy Waters, Howlin’Wolf,), une rasade de down home originel (Son House, Blind Lemon Jefferson), le tout recouvert d’une bonne couche de … Cream, origine british blues garantie.</p>
<p>Nourri aux 12 mesures, musicien de studio dès son adolescence, Johnny Winter gagne sa légitimité auprès des plus grands bluesmen, B.B.King et Muddy Waters. Mais alors que c’est en tant que chanteur qu’il se cherche encore un style dans les charts régionaux, c’est le guitariste qui met soudain tout le gratin international à ses genoux.</p>
<p>A un moment où le blues semble passé de mode, Johnny Winter en imbibe trois albums incandescents (« Johnny Winter», « Second Winter», « Johnny Winter And») et va se révéler le porte flambeau du genre dans la fournaise rock’n’roll du début des seventies.</p>
<p>Les festivals se l’arrachent et les foules lui réclament leur dose d’adrénaline bleue. Le bon côté de la chose, c’est que Winter, aussi à l’aise à la slide électrique, ou sur une National Steel, qu’à la tête d’un mur d’amplis, arrive à se frayer un chemin novateur entre sa fidélité aux anciens et la course aux armements imposés par la vogue des « guitare héros ».</p>
<p>Si le compromis est payant, il s’avère aussi dangereux. C’est un Winter en sur-régime, tiraillé entre des forces contradictoires qu’il s’épuise à concilier, qui sombre à plusieurs reprises entre drogue et dépression. Chaque fois il reviendra, mais finalement sans jamais atteindre la gloire que beaucoup lui prédisaient. Pour lui l’important n’est pas là. Après 40 ans de carrière et autant d’albums, il est devenu ce qui compte le plus à ses yeux, une référence du blues moderne.</p>
<p>Winter, c’est l’école texane, un son dense, une attaque agressive, un jeu vorace et flamboyant, un brin crâneur. Albert Collins, Freddy King &#8211; auquel il emprunte l’attaque de la corde au pouce &#8211; Billy Gibbons ne sont pas loin. T-Bone Walker non plus, dans la variété métrique de ses solos. Mais au-delà, Winter, c’est cette ligne de fuite permanente entre rock et blues, jusqu’à ce point où on ne sait plus trop quand commence l’un et quand finit l’autre.</p>
<p>Sa voix, elle, est un cri blanc, rêche, proche de la déchirure. Elle dérange l’oreille distraite parce qu’elle expulse la même souffrance, les mêmes frustrations que celle d’un Charley Patton ou d’un Elmore James.</p>
<p>S’il écrit peu, il sait admirablement extirper la part de blues de standards rock qu’il transfigure (« Johnny B.Goode », « Highway 61Revisited », « Jumpin’ Jack Flash »,..) ou, à l’inverse, doper les morceaux les plus traditionnels aux anabolisants post-sixties (« Mean Mistreater », « When You Got A Good Friend »,..).</p>
<p>« Johnny Guitar » a aussi ses détracteurs. Avec lui, il n’y a pas de milieu, on adore où on déteste. La seule certitude, c’est qu’il ne laisse pas indifférent.</p>
<p>Pour éviter de passer à côté, il n’ y a pas trente six manières de l’écouter. Soit ne pas chercher à comprendre, accepter l’impact et s’abandonner à son criblage intensif jusqu’à ce qu’il vous laisse pour mort. Ou alors, prendre le taureau par les cornes et s’accrocher dans le labyrinthe infernal des frettes de sa Gibson Firebird. Une fois revenu sur terre, dans le premier cas, l’envie revient vite de remettre ça. Dans le second, si vous réussissez à le suivre, vous aurez forcément découvert une expérience inoubliable. Car là où la plupart des guitaristes post soixante-huitards sacrifient la qualité à la quantité pour livrer du vrac sans émotion, Winter lui, est capable de faire vibrer, pleurer ou crier chacune des notes du déluge de fer qu’il abat sur son auditeur.</p>
<p>D’abord destiné à remplir les stades, ce long escogriffe quasi transparent, devenu guitare héros tatoué presque malgré lui, était finalement trop éclectique pour les foules. C’est en restant fidèle au blues qu’il a gagné la considération de ses pairs, conjurant au passage tous les démons qui ont détruit ses alter ego, Jimi Hendrix, Duane Allman et autres Stevie Ray Vaughan, tous autrement gaillards mais finalement tombés quand lui vacille mais joue toujours.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/johnny-winter/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Delta</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/delta-2/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/delta-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[Delta]]></category>
		<category><![CDATA[mississippi]]></category>
		<category><![CDATA[Mississippi John Hurt]]></category>
		<category><![CDATA[My Creole Belle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=33</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! L&#8217;article concernant Mississippi John Hurt, représenté sur ce tableau, est associé à la toile &#171;&#160;Creole Belle&#160;&#187;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/delta_0.jpg" title="Mississippi John Hurt&lt;br /&gt;
huile-toile, 55x46" class="shutterset_singlepic160" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/160__370x_delta_0.jpg" alt="Delta" title="Delta" />
</a>
Mississippi John Hurt<br />
huile-toile, 55x46</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>L&rsquo;article concernant Mississippi John Hurt, représenté sur ce tableau, est associé à la toile <a href="http://www.blues-attic.com/mississippi-john-hurt/">&laquo;&nbsp;Creole Belle&nbsp;&raquo;</a> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/delta-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Big Road Blues</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/tommy-johnson/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/tommy-johnson/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:38:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[Big Road Blues]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[bluesman]]></category>
		<category><![CDATA[mississippi]]></category>
		<category><![CDATA[Tommy Johnson]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=18</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! &#171;&#160;Big Road Blues&#160;&#187; est l&#8217;un des titres les plus célèbres de Tommy Johnson, chanteur et guitariste né en 1896 à Terry (Mississippi), décédé le 1er novembre 1956 à Springs (Mississippi). Il a écrit un &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/tommy-johnson/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/big-road-blues_0.jpg" title="Tommy Johnson&lt;br /&gt;
huile-toile, 41x33" class="shutterset_singlepic157" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/157__370x_big-road-blues_0.jpg" alt="Big Road Blues" title="Big Road Blues" />
</a>
Tommy Johnson<br />
huile-toile, 41x33</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>&laquo;&nbsp;Big Road Blues&nbsp;&raquo; est l&rsquo;un des titres les plus célèbres de Tommy Johnson, chanteur et guitariste né en 1896 à Terry (Mississippi), décédé le 1er novembre 1956 à Springs (Mississippi).</p>
<p>Il a écrit un hit absolu, « Big Road Blues », lancé le mythe du diable rencontré au carrefour, inspiré pratiquement tout le gratin des groupes de blues blanc électrique de la seconde moitié de son siècle et fourni un nom au premier d’entre avec son « Canned Heat Blues». A lui seul, il illustre l’archétype du bluesman itinérant. C’est beaucoup pour un gars qui a passé toute sa vie à jouer dans les campagnes, entre deux cuites et beaucoup de femmes, n’a enregistré en tout et pour tout que 14 morceaux et tourné pas mal en rond dans un coin perdu du Mississippi.</p>
<p>Dans la matrice originelle du blues, Tommy Johnson représente une authentique figure fondatrice. Il fait partie de la poignée d’apôtres qui a tracé la voie dans le sillage d’un Charley Patton. Sa musique réunit tous les ingrédients qui signent le country blues et son influence s’est ressentie au long des trente années d’épanouissement qu’a connues ce style entre 1920 et1950.</p>
<p>Né à l’époque où le blues prenait forme, un peu avant le tournant du siècle, il a vécu toute sa vie à sillonner le vieux Sud, de l’Arkansas à la Louisiane, passant et repassant par Crystal Springs où il a appris à jouer et par Jackson où il terminera ses jours en 1956.</p>
<p>Johnson jouait le blues du Delta, tout en rythme martelé et en figures entêtantes. Il l’avait appris au plus près de la source, dans les plantations de coton où se côtoyait la fine fleur du genre. C’était un fieffé guitariste et un chanteur puissant. Ses blues étaient empreints de l’atmosphère lourde et oppressante qui collait aux basques de ces premiers musiciens noirs itinérants, jouant leur vie sur six cordes, chantant les douleurs d’un peuple mais faisant le pitre pour séduire le chaland.</p>
<p>Bien que réduite à quelques enregistrements, sa musique sort du lot par l’alchimie particulière de sa voix et de sa guitare. Côté paroles, Tommy Johnson a également su être original même si ses textes empruntent largement au fond commun du blues rural.</p>
<p>Son chant, lui, était incomparable. Maîtrisé et dynamique, moins lourd que celui de Charley Patton, moins râpeux que celui de Willie Brown, il a inauguré une souplesse tonale reprise, entre autres, par Robert Johnson et Howlin’Wolf. Sa voix, tantôt sombre et puissante, tantôt aérienne et vibrante, s’envolait dans un falsetto rappelant les effets des anciens fieldhollers. « Maggie Campbell Blues » en est le meilleur exemple et marque, par la détente vocale dont il fait preuve, l’apport décisif de Johnson à un blues du Mississippi jusqu’alors uniformément intense, urgent, voire agressif.</p>
<p>Tommy Johnson s’adonnaient plus à ses penchants qu’à ses talents. L’alcool, le jeu et les femmes ont le plus souvent guidé son chemin. Il racontait des histoires à dormir debout et prétendait avoir tout appris du diable en personne. Malgré tout cela, il a su léguer quelques pépites acoustiques sans lesquelles le blues ne serait peut-être pas aussi tout à fait éternel.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/tommy-johnson/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
