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	<title>Blues Attic &#187; blues rock</title>
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		<title>John Mayall &amp; the Bluesbreaker &#8211; &#171;&#160;With Eric Clapton&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 18:19:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean claude legros</dc:creator>
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Beano" class="shutterset_singlepic97" >
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John Mayall<br />
Beano</div>
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<p>Enregistrement : avril 1966 &#8211; Parution : juillet 1966 &#8211; Label : Deram &#8211; Personnel : John Mayall (chant, orgue, guitare, harmonica, piano), Eric Clapton (chant, guitare), John McVie (basse), Hughie Flint (batterie), John Almond , Alan Skidmore (saxophones), Dennis Healey (trompette)</p>
<p>Quand Eric Clapton rejoint les Bluesbreakers de John Mayall au printemps 1965, c’est en tant que réfugié politique. La révolution musicale qui secoue l’Angleterre depuis trois ans est en train de virer pop. Les rangs des militants sont décimés et d’anciens camarades sont dorénavant en haut des charts. Alors le jour où « For Your Love » a atteint le Top 3, Clapton est aussitôt entré dans la clandestinité.</p>
<p>Il a trouvé refuge chez les Mayall, dans une chambre en sous pente. C’est là que loin des regards, volets fermés, il a fini de tout mettre au point. Il ne manquait pas de matériaux : Otis Rush, Magic Sam, Earl Hooker, Hubert Sumlin, Buddy Guy, tout ces gars dont les plans lui parvenaient directement de Chicago. Chaque jour, pendant des heures et des heures, il s’est préparé minutieusement.</p>
<p>Un an plus tard, les Bluesbreakers entrent dans le Studio 2 de Decca Records. Il ne leur faut que trois jours pour enregistrer l’album qui va consacrer la filière anglaise, faire de Clapton un dieu vivant et ouvrir l’ère du blues rock.</p>
<p>Le plan est simple : mettre en boîte le set qui déchaîne les passions depuis plusieurs mois quand le groupe passe au Flamingo de Londres, au Twisted Wheel de Manchester ou au Club A Go-Go du côté de Newcastle. Decca a juste convoqué une section de cuivres, histoire de renforcer la couleur West Side. Et, bonne nouvelle, Mike Vernon est aux commandes.</p>
<p>Eric Clapton a une idée très précise du son qu’il veut. Celui de Freddy King, en plus saturé. Il lui faut des notes qui fusent de l’ampli et s’éloignent en flottant, comme elles le font sous les plafonds bas, au-dessus des corps agités, dans les petites salles bourrées et vibrantes dont il est devenu totalement accro. En un mot, il lui faut du sustain, plein de sustain, comme si ses doigts étaient gainés d’acier.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Beano</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/beano.JPG" title="John Mayall&lt;br /&gt;
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	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/index.php?callback=image&amp;pid=131&amp;width=370&amp;height=&amp;mode=" alt="beano" title="beano" />
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John Mayall<br />
huile-toile, 41x33</div>
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<p>Il faut un peu de recul pour prendre toute la mesure de John Mayall. C’est comme pour les photos de famille. Et Mayall, c’est justement une histoire d’une famille, grande, un peu turbulente et perpétuellement recomposée, celle des Bluesbreakers.</p>
<p>C’est dès 1946 que ce britannique, alors âgé de 13 ans, tombe dans le blues. Soit quasiment dix ans avant tout le monde de ce côté-ci de l’Atlantique. Longtemps simple musicien par plaisir, il a déjà 30 ans quand l’autre grande figure du « british blues », Alexis Korner, le découvre et le pousse à tenter sa chance. Il quitte alors Manchester et la publicité pour Londres et sa scène blues.</p>
<p>On est en 1963, John Mayall crée les Bluesbreakers et démontre rapidement un flair redoutable pour dénicher les jeunes talents qui l’accompagnent. Dans une Angleterre en pleine effervescence créative, sa formation va vite devenir une véritable pépinière où s’initient aux 12 mesures de jeunes surdoués appelés à mettre au monde la fusion du rock et du blues au sein des groupes phares des sixties (Cream, Free, Fleetwood Mac, Colosseum,..). Avec au premier rang Eric Clapton, Mick Taylor, Peter Green, Jack Bruce, John McVie, Mick Fleetwood, Ainsley Dunbar. Beaucoup d’entre eux connaîtront la gloire fulgurante tandis que lui gagnera la reconnaissance avec le temps.</p>
<p>Celui qu’on appelle le « Parrain du British blues » (Alexis Korner en ayant été déclaré le père un peu plus tôt) exerce une autorité incontestée sur toutes ces jeunes pousses. Seul inconvénient, ça bouge sans arrêt dans la maison Bluesbreakers. Ils seront en tout… 76 à fréquenter l’atelier du maître !</p>
<p>John Mayall, c’est avant tout un bâtisseur. Il pense sa musique comme un classique compose ses symphonies. Il existe peu d’exemple de blues aussi soigneusement arrangé que celui de Mayall. A l’image d’un Duke Ellington, il sait composer de véritables pièces musicales. Et ce genre, auquel rien ne va pourtant mieux que la rusticité, se trouve le plus souvent étonnement mis en valeur par cette sophistication, gardant même dans l’exercice l’essentiel de son pouvoir émotionnel. Cela exige de chaque musicien qu’il serve la partition préparée par Mayall plus que ses propres inspirations. « Je sais ce que je veux. Je suis un leader, c’est sûr. Donc c’est moi qui écris les morceaux, désigne les solistes et décide quand un solo commence et quand il se termine ». On ne peut être plus clair !</p>
<p>Résultat : une musique à la fois variée et d’une homogénéité impressionnante. Elle est aussi immédiatement repérable, avec cette voix lisse flottant au-dessus d’architectures instrumentales souvent proches du jazz.</p>
<p>A la base, c’est du Chicago blues, celui de Muddy Waters, Elmore James ou Sonny Boy Williamson II dont le jeune John s’est injecté des doses massives en piochant dans la collection de 78 tours d’un père grand amateur de jazz. Repris en langage Mayall, le modèle original demeure très palpable mais la matière est traitée avec cette touche spécifiquement britannique d’esthétisme et d’audace qui en régénère immédiatement l’impact.</p>
<p>Le premier succès arrive en 1965 avec un album devenu culte, « Bluesbreakers, John Mayall with Eric Clapton ». Un monument qui bouscule le blues électrique en faisant franchir le mur du son à des morceaux venus des mains des Freddy King, Otis Rush ou Buddy Guy.</p>
<p>Après ce premier coup de maître, Mayall va faire preuve d’une créativité intense. Plus ou moins malgré lui, il tire profit de la diversité des talents qui passent au sein des Bluesbreakers. Les albums suivants enchaînent un quasi sans-faute : « Hard Road » (1967, avec Peter Green), « The Blues Alone” (1967, avec Mick Taylor), « Bare Wires » (1968, avec la moitié du futur « Colosseum »), « Blues From Laurel Canyon » (1968), « The Turning Point » (1969), « Empty Rooms » (1970). Autant d’albums devenus incontournables pour les amateurs de blues à la sauce anglaise.</p>
<p>Sur cette lancée, sans jamais trahir l’esprit du blues, le chercheur Mayall va de plus en plus innover et expérimenter, flirtant avec le free-jazz, s’éloignant parfois des racines (« Jazz Blues Fusion », 1972 ) pour mieux y revenir, parfois dans le plus simple appareil (« The Last Of the British Blues », 1978). Il va ainsi construire une carrière jalonnée par une des plus impressionnantes séries d’albums jamais enregistrée (57).</p>
<p>Père de famille discret, il mène une vie simple entre Californie et Angleterre, entre tournées et studios. Ni ses incursions dans le jazz ou le funk, ni ses contre-pieds stylistiques, ni quelques albums moins inspirés, rien ne semble pouvoir affecter son statut d’icône forgé dans la durée, fait d’authenticité et de fidélité au blues. Mayall vieillit comme un bon vin dont le temps souligne les arômes. Décennie après décennie, avec ou sans les Bluesbreakers, il continue même de livrer régulièrement de très bons crus (« Wake Up All » en 1993, « Spinning Coin » en 1995, « Stories » en 2002, « In The Palace Of The King » en 2007).</p>
<p>Figure tutélaire du blues blanc, Mayall cultive depuis maintenant plus de quarante ans une flamme toujours aussi enthousiaste, ce qui lui vaut en retour l&rsquo;attachement d’un public fidèle et reconnaissant.</p>
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		<title>Johnny Winter</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:56:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/winter.JPG" title="Johnny Winter&lt;br /&gt;
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Johnny Winter<br />
huile-toile, 41x36</div>
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<p>Si la couleur de la peau et les origines déterminaient le talent des hommes, alors Johnny Winter, né albinos, fils d’un patron de plantation au Mississipi, aurait été le dernier sur terre capable d’exprimer le blues ! Il sera pourtant, en 1988, le premier blanc intronisé au « Blues Hall of Fame ».</p>
<p>Johnny Winter est un cas extrême de succès fulgurant. Fin 1968, il passe de l’anonymat le plus total à l’état de révélation mondiale en moins de quinze jours.</p>
<p>La clé de sa réussite ? Un cocktail de blues pur coton et de rock dur qui s’est immédiatement enflammé au contact des milieux branchés new-yorkais. La recette est inédite aux USA : sur un fond bien charpenté de cordeurs intensifs (Lightnin’Hopkins, John Lee Hooker), deux doigts des meilleures cuvées de Chicago (Muddy Waters, Howlin’Wolf,), une rasade de down home originel (Son House, Blind Lemon Jefferson), le tout recouvert d’une bonne couche de … Cream, origine british blues garantie.</p>
<p>Nourri aux 12 mesures, musicien de studio dès son adolescence, Johnny Winter gagne sa légitimité auprès des plus grands bluesmen, B.B.King et Muddy Waters. Mais alors que c’est en tant que chanteur qu’il se cherche encore un style dans les charts régionaux, c’est le guitariste qui met soudain tout le gratin international à ses genoux.</p>
<p>A un moment où le blues semble passé de mode, Johnny Winter en imbibe trois albums incandescents (« Johnny Winter», « Second Winter», « Johnny Winter And») et va se révéler le porte flambeau du genre dans la fournaise rock’n’roll du début des seventies.</p>
<p>Les festivals se l’arrachent et les foules lui réclament leur dose d’adrénaline bleue. Le bon côté de la chose, c’est que Winter, aussi à l’aise à la slide électrique, ou sur une National Steel, qu’à la tête d’un mur d’amplis, arrive à se frayer un chemin novateur entre sa fidélité aux anciens et la course aux armements imposés par la vogue des « guitare héros ».</p>
<p>Si le compromis est payant, il s’avère aussi dangereux. C’est un Winter en sur-régime, tiraillé entre des forces contradictoires qu’il s’épuise à concilier, qui sombre à plusieurs reprises entre drogue et dépression. Chaque fois il reviendra, mais finalement sans jamais atteindre la gloire que beaucoup lui prédisaient. Pour lui l’important n’est pas là. Après 40 ans de carrière et autant d’albums, il est devenu ce qui compte le plus à ses yeux, une référence du blues moderne.</p>
<p>Winter, c’est l’école texane, un son dense, une attaque agressive, un jeu vorace et flamboyant, un brin crâneur. Albert Collins, Freddy King &#8211; auquel il emprunte l’attaque de la corde au pouce &#8211; Billy Gibbons ne sont pas loin. T-Bone Walker non plus, dans la variété métrique de ses solos. Mais au-delà, Winter, c’est cette ligne de fuite permanente entre rock et blues, jusqu’à ce point où on ne sait plus trop quand commence l’un et quand finit l’autre.</p>
<p>Sa voix, elle, est un cri blanc, rêche, proche de la déchirure. Elle dérange l’oreille distraite parce qu’elle expulse la même souffrance, les mêmes frustrations que celle d’un Charley Patton ou d’un Elmore James.</p>
<p>S’il écrit peu, il sait admirablement extirper la part de blues de standards rock qu’il transfigure (« Johnny B.Goode », « Highway 61Revisited », « Jumpin’ Jack Flash »,..) ou, à l’inverse, doper les morceaux les plus traditionnels aux anabolisants post-sixties (« Mean Mistreater », « When You Got A Good Friend »,..).</p>
<p>« Johnny Guitar » a aussi ses détracteurs. Avec lui, il n’y a pas de milieu, on adore où on déteste. La seule certitude, c’est qu’il ne laisse pas indifférent.</p>
<p>Pour éviter de passer à côté, il n’ y a pas trente six manières de l’écouter. Soit ne pas chercher à comprendre, accepter l’impact et s’abandonner à son criblage intensif jusqu’à ce qu’il vous laisse pour mort. Ou alors, prendre le taureau par les cornes et s’accrocher dans le labyrinthe infernal des frettes de sa Gibson Firebird. Une fois revenu sur terre, dans le premier cas, l’envie revient vite de remettre ça. Dans le second, si vous réussissez à le suivre, vous aurez forcément découvert une expérience inoubliable. Car là où la plupart des guitaristes post soixante-huitards sacrifient la qualité à la quantité pour livrer du vrac sans émotion, Winter lui, est capable de faire vibrer, pleurer ou crier chacune des notes du déluge de fer qu’il abat sur son auditeur.</p>
<p>D’abord destiné à remplir les stades, ce long escogriffe quasi transparent, devenu guitare héros tatoué presque malgré lui, était finalement trop éclectique pour les foules. C’est en restant fidèle au blues qu’il a gagné la considération de ses pairs, conjurant au passage tous les démons qui ont détruit ses alter ego, Jimi Hendrix, Duane Allman et autres Stevie Ray Vaughan, tous autrement gaillards mais finalement tombés quand lui vacille mais joue toujours.</p>
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		<title>Rory Gallagher</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! On prête à Jimi Hendrix, en réponse à un journaliste qui lui demandait ce qu’on ressentait lorsqu’on était le meilleur guitariste du monde, d’avoir répondu : « J’en sais rien, il faut demander ça &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/rory-gallagher/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/rorygallagher.JPG" title="Rory Gallagher&lt;br /&gt;
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	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/144__370x_rorygallagher.JPG" alt="Rory Gallagher" title="Rory Gallagher" />
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Rory Gallagher<br />
huile-toile, 61x50</div>
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<p>On prête à Jimi Hendrix, en réponse à un journaliste qui lui demandait ce qu’on ressentait lorsqu’on était le meilleur guitariste du monde, d’avoir répondu : « J’en sais rien, il faut demander ça à Rory Gallagher ! ».</p>
<p>Du blues plein les pognes. Et une âme qui en débordait. Au point de se demander si elle n’était pas passé par le Delta avant de s’incarner, un jour froid de 1948, dans un petit patelin perdu de l’Ulster. Un coin, justement, où quelques siècles plus tôt les anglais expérimentaient leurs premières ….plantations afin d’installer leurs colons sur les terres confisquées à leur voisin du nord !<br />
Avant Gallagher, on savait déjà qu’un blanc doué, baigné dès son plus jeune âge dans l’ambiance adéquate et bénéficiant de chanceuses rencontres initiatrices était capable de reproduire un blues confondant de vérité. Mais qu’un visage pâle, fut-il celte, totalement autodidacte, sans autres repères que des tablatures à cent sous et les émissions de radio des bases américaines, se révèle habité à ce point par la musique du diable, on n’avait jamais vu ça.<br />
Une vague génétique musicale, mais aucun catéchisme, aucune source directe. Rien pour expliquer Gallagher, si ce n’est cette âme, incandescente et bleue. Une âme qui aurait fait le Grand Voyage, remonté le cours du Mississippi, séparé le celte du zydeco, retrouvé aussi bien les rivages d’Afrique que les galions irlandais pointés vers l’Amérique.</p>
<p>Pendant près de 30 ans la guitare de Rory Gallagher va livrer un cocktail incomparable. Empruntant parfois à des langages musicaux totalement étrangers les uns aux autres. Des montages harmoniques iconoclastes, des collages improbables – folklores ancestraux, errances jazz, teintes folk, saturations rock- et des innovations délurées qui vaudraient largement l’excommunication. Et pourtant le blues sera toujours là, au centre, obsédant, essentiel. Parce qu’à travers Gallagher, ce n’est pas une réplique du blues que l’on entend, mais son écho qui nous atteint.</p>
<p>Enfant de la génération rock’n’roll, dégrossi par le skiffle et rôdé dans un orchestre de bal, Rory s’est construit, seul, à l’abri du monde, puis s’est fait un nom en pilotant Taste, le troisième des « power trio » célèbres des sixties &#8211; avec l’Experience d’Hendrix et le Cream de Clapton &#8211; tous créés l’espace du même été 1966 ! Le moins flamboyant, certes, mais le plus radicalement blues.</p>
<p>Le groupe implose en 1970, après trois albums d’une densité crue, au seuil d’une gloire promise. Gallagher conserve la formule et ce vrai timide assume dorénavant sous son nom un rock de plus en plus chargé de blues quand tant d’autres voyagent en sens inverse. Il vivra dès lors sa musique totalement, enregistrant et tournant sans relâche. Et la ligne sera toute droite, jusqu’au bout, sans concession.</p>
<p>L’art de Rory Gallagher s’exprime avec le même bonheur sous tous les angles de la guitare blues. Un jeu impétueux, débordant d’inventivité, dense et explosif. Mais jamais de dégoulinures. Que ce soit au milieu d’un essaim d’harmoniques, de larsen infernaux ou encore dans le ferraillage inventif d’une dobro portée au rouge, l’expression est toujours claire et la dynamique exceptionnelle. Bottleneck au doigt, il produit une variété d’effets glissés proprement sidérante. Avec la mandoline, le sax et l’harmonica, ainsi que cette voix passée au whisky, qui claque et gémit, c’est une formidable palette de sons qu’offre l’irlandais lors de ses débauches musicales.</p>
<p>C’est donc logiquement en concert que Rory Gallagher donne sa pleine mesure. S’il concocte d’excellents albums studio (« Deuce » en 1970, « Blueprint » et « Tattoo » en 1973, « Calling Card » en 1976, « Jinx » en 1982), ce sont ses « lives » qui le placent hors de portée de toute concurrence. « Live In Europe » (1972) et par-dessus tout l’exceptionnel « Irish Tour » (1974), représentent des sommets de fougue, de sincérité, d’intensité et de technique. Les vidéos de ces concerts sont des passages obligés pour tout amateur de blues. Il n’existe aucun témoignage de tourbillons d’improvisation d’une telle puissance émotionnelle.</p>
<p>30 millions de disques vendus et des milliers de concerts mais une vie solitaire, sans femme ni enfant. Et si peu d’amis. Puis ce corps, progressivement détruit par l’alcool et quelques autres additifs, qui le lâchera à 47 ans. Artisan farouchement indépendant, refusant les cages dorées &#8211; Stones, Canned Heat, Deep Purple l’ont sollicité en vain &#8211; l’homme aux rouflaquettes a vécu sans compromis, juste le temps de jeter dans la bataille son blues aveuglant.</p>
<p>Parce qu’il n’apparaît pas forcément en tête des inventaires grand public, tous ceux qui le découvrent en sont d’autant plus abasourdis. Le troubadour gaëlique reste pour beaucoup, aujourd’hui encore, un fabuleux trésor à découvrir. Pour les autres, ceux qui savent, le culte n’a pas faibli d’un pouce.</p>
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