<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Blues Attic &#187; jazz</title>
	<atom:link href="http://www.blues-attic.com/tag/jazz/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.blues-attic.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sun, 16 Nov 2025 09:25:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Robert Lockwood Jr &#8211; &#171;&#160;Steady Rollin’ Man&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/steady-rollin-man/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/steady-rollin-man/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 18:24:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean claude legros</dc:creator>
				<category><![CDATA[Discographies]]></category>
		<category><![CDATA[1973]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[chicago]]></category>
		<category><![CDATA[Dave Myers]]></category>
		<category><![CDATA[Fred Below]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Label Delmark - Robert Lockwood Jr]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Myers]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Lockwood Jr]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=172</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Enregistrement : 12 août 1970 &#8211; Parution : 1973 &#8211; Label : Delmark &#8211; Personnel : Robert Lockwood Jr (chant, guitare) Louis Myers (guitare), Dave Myers (basse), Fred Below (batterie) Il était fait pour &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/steady-rollin-man/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/chroniques-de-disques/robert_lockwood-steady_rollin_man.jpg" title="Robert Lockwood Jr&lt;br /&gt;
Steady Rollin' Man" class="shutterset_singlepic115" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/115__370x_robert_lockwood-steady_rollin_man.jpg" alt="robert_lockwood-steady_rollin_man" title="robert_lockwood-steady_rollin_man" />
</a>
Robert Lockwood Jr<br />
Steady Rollin' Man</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Enregistrement : 12 août 1970 &#8211; Parution : 1973 &#8211; Label : Delmark &#8211; Personnel : Robert Lockwood Jr (chant, guitare) Louis Myers (guitare), Dave Myers (basse), Fred Below (batterie)</p>
<p>Il était fait pour le jazz, mais c’est d’un certain Robert Johnson qu’il a tout appris. Pas étonnant donc que Robert Lockwood Jr se soit retrouvé, au mi temps du siècle et presque malgré lui, à jeter les premiers ponts entre l’ancrage blues et les courants nouveaux.</p>
<p>Homme de confiance, leader de studio, musicien accompli, innovateur subtil, Lockwood n’a commencé à penser à lui-même que sur le tard. Discret mais déterminé, il décidera alors de faire glisser d’un cran le « Jr » longtemps accolé à son prénom comme signe de la filiation musicale avec son légendaire initiateur. Devenu enfin Lockwood plus que Robert, il récoltera sur le tard la reconnaissance qu’il méritait.</p>
<p>Quand il enregistre ce premier album, celui qui est encore Robert Jr Lockwood a 55 ans et près de trente années de sessions derrière lui. Surtout il a été, auprès des Muddy Waters, Sonny Boy Williamson (les deux !), Little Walter et Otis Spann, un des piliers de la révélation du blues. Dans les studios de Chicago ces pionniers ont transformé un crypto folklore communautaire menacé de disparition en matière première dominante de la future sono mondiale.</p>
<p>Cet album – même s’il a été enregistré en 1970 &#8211; permet de comprendre un peu mieux comment s’est opérée l’alchimie entre les racines rugueuses du blues et certains effleurements jazzy. Comment un répertoire s’est transformé en remontant depuis les champs du Mississippi jusqu’aux faubourgs de la mégapole.</p>
<p>Tout cela est livré en qualité supérieure. Rien moins que les Aces, le combo historique du Chicago effervescent, pour accompagner un Lockwood en pleine maturité. Trois hommes à la musicalité exacerbée : les fameux frères Myers et l’immense Fred Below. L’entente des quatre est d’autant plus grande qu’ils ont souvent officié ensemble et se trouvent donc ici les yeux fermés.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/steady-rollin-man/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nina Simone &#8211; &#171;&#160;Sings the Blues&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/nina-simone-sings-the-blues-2/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/nina-simone-sings-the-blues-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 18:22:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Discographies]]></category>
		<category><![CDATA[1967]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[chanteuse]]></category>
		<category><![CDATA[gospel]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Nina Simone]]></category>
		<category><![CDATA[RCA]]></category>
		<category><![CDATA[Sings the Blues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=168</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Enregistrement : décembre 1966 à janvier 1967 &#8211; Parution : avril 1967 &#8211; Label : RCA &#8211; Personnel : Nina Simone (chant, piano) ; Eric Gale, Rudy Stevenson (guitare) ; Ernie Hayes , Richard &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/nina-simone-sings-the-blues-2/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/chroniques-de-disques/nina_simone-sings_the_blues.jpg" title="Nina Simone&lt;br /&gt;
Sings the Blues" class="shutterset_singlepic110" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/110__370x_nina_simone-sings_the_blues.jpg" alt="nina_simone-sings_the_blues" title="nina_simone-sings_the_blues" />
</a>
Nina Simone<br />
Sings the Blues</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Enregistrement : décembre 1966 à janvier 1967 &#8211; Parution : avril 1967 &#8211; Label : RCA &#8211; Personnel : Nina Simone (chant, piano) ; Eric Gale, Rudy Stevenson (guitare) ; Ernie Hayes , Richard Tee (orgue) ; Jenny Jemmott (basse) ; Bernard Purdie (batterie) ; Gordon Powell, Montego Joe, George Devens (percussions) ; Joe Shepley, Jimmy Nottingham, Harold Johnson, Wilbur Bascomb (trompette) ; Jimmy Cleveland, Richard Harris (trombone) ; Seldon Powell, George Coleman, Norris Turney, Haywood Henry (saxophone) ; Ralp H. Fields, Eileen Gilbert, Jerome Graff, Milt Grayson, Hilda Harris, Noah Hopkins, Maeretha Stewart, Barbara Webb (chœurs)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il doit bien encore rester quelques formicas de bars à musique portant les traces de débats enflammés quant à l’ordre des choses, du qui et du comment entre blues, gospel et jazz, de l’existentielle question de l’essence et de la fumée. A ceux qui n’auraient pas définitivement tranché le sujet – mais tous les autres sont également invités &#8211; il faut recommander l’écoute de cet album dont on pourrait s’arrêter de parler dès son titre annoncé : « Nina Simone Sings The Blues ».</p>
<p>Qui mieux que la pianiste chanteuse pouvait confondre ces sourcilleux vigiles postés aux frontières des styles, inspectant chaque pétale de cette « fleur africaine poussée sur le sol américain », comme s’il s’agissait de remettre des palmes académiques.</p>
<p>Artiste totale, femme de combat, instrumentiste talentueuse, et par dessus tout esprit rebelle aimant se jouer des étiquettes &#8211; fussent-elles, un temps, de grande prêtresse de la soul &#8211; Nina Simone a construit un répertoire comme un labyrinthe, au point qu’il est parfois difficile de se mouvoir dans une œuvre dont sa voix incomparable et son art du clavier assurent encore un peu plus la cohérence qui nous intéresse ici.</p>
<p>Car lorsque Nina Simone choisit de chanter le blues, il n’est pas question de rencontre entre requins, pas plus que de gentil bœuf en famille. Madame Simone n’est pas là pour cachetonner, ni pour combler un creux d’inspiration. Ceci un vrai album de blues, un sacrément bon même. Downhome, pour tout dire.</p>
<p>Ce disque est son premier pour RCA. On est fin 1966 et la période qui débute est considérée comme sa plus créative. Les onze titres de la version originale sont joués en formation réduite, ce qui sert parfaitement l’expressivité de cette voix reconnaissable entre toutes. Cela laisse aussi à son piano assez d’espace pour y dessiner de magnifiques notes bleues.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/nina-simone-sings-the-blues-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lonnie Johnson &#8211; &#171;&#160;Another night to cry&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson-another-night-to-cry-2/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson-another-night-to-cry-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 18:22:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Discographies]]></category>
		<category><![CDATA[1992]]></category>
		<category><![CDATA[Another night to cry]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[guitare]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Lonnie Johnson]]></category>
		<category><![CDATA[Prestige]]></category>
		<category><![CDATA[solo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=166</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Enregistrement : 1962 &#8211; Parution : 6 avril 1962 &#8211; Label : Prestige/ Bluesville Records &#8211; Personnel : Lonnie Johnson (chant, guitare) Pas sûr qu’un Panthéon s’intègre facilement sur les berges du Mississippi. Ni &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson-another-night-to-cry-2/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/chroniques-de-disques/lonnie_johnson-another_night_to_cry.jpg" title="Lonnie Johnson&lt;br /&gt;
Another Night to Cry" class="shutterset_singlepic103" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/103__370x_lonnie_johnson-another_night_to_cry.jpg" alt="lonnie_johnson-another_night_to_cry" title="lonnie_johnson-another_night_to_cry" />
</a>
Lonnie Johnson<br />
Another Night to Cry</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Enregistrement : 1962 &#8211; Parution : 6 avril 1962 &#8211; Label : Prestige/ Bluesville Records &#8211; Personnel : Lonnie Johnson (chant, guitare)</p>
<p>Pas sûr qu’un Panthéon s’intègre facilement sur les berges du Mississippi. Ni que ses pompes siéent tout à fait aux héros du blues. Mais si cela devait arriver, on sait en gros qui figurerait sur la première liste. Et parmi ces quelques noms indiscutés, s’il s’en trouve au moins un dont l’élégance et le raffinement ne troubleraient pas l’étiquette du lieu, c’est bien Lonnie Johnson. Un des musiciens les plus influents du 20ème siècle, et un homme d’une affable discrétion au point qu’il a failli terminer sa vie comme portier d’un grand hôtel, tâche dont par ailleurs chacun conviendra qu’elle devait lui aller comme un gant.</p>
<p>Il suffira de dire aux nouveaux arrivants que Robert Johnson, à ses débuts, se faisait passer pour son cousin, et que l’on a donc affaire ici à un musicien peu ordinaire. Et il suffira ensuite de préciser que c’est à ce Johnson là que la guitare doit d’avoir commencer à s’exprimer par elle-même, au début des années 20. Et d’en déduire ce que, de T-Bone Walker à BB King pour le blues, de Charlie Christian à Joe Pass pour le jazz, et jusqu’à Jimi Hendrix toutes cordes confondues, l’histoire de la guitare solo doit à cet homme tranquille.</p>
<p>L’intérêt d’« Another Night To Cry » est justement de présenter Lonnie Johnson seul avec cet instrument qu’il a été le premier à faire sortir du simple rôle rythmique qui lui était dévolu jusqu’alors.</p>
<p>On est en 1962, peu de temps après que Chris Albertson, DJ sur une radio de Philadelphie, ait lancé sur les ondes l’avis de recherche qui permit de retrouver le maître oublié. Et, même si près de quarante années ont passé depuis ses débuts sur les bateaux à roue du Mississippi, la musique de Johnson n’a pas changée. Jouée acoustique où, comme ici, légèrement électrifiée, elle est immédiatement reconnaissable par la grâce qu’elle délivre en toute circonstance. Un jeu vif et délicat, souple et riche, servi avec un relâchement rare dont l’effet est de produire un swing constant au long de blues aux traits urbains et aux affinités jazz.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson-another-night-to-cry-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Duke Robillard</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/duke-robillard/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/duke-robillard/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 17:48:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série Noire]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[bluesmen]]></category>
		<category><![CDATA[Duke Robillard]]></category>
		<category><![CDATA[guitare]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[musiques américaines]]></category>
		<category><![CDATA[styliste]]></category>
		<category><![CDATA[swing]]></category>
		<category><![CDATA[yankee]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=114</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Les bluesmen, c’est bien connu, aiment se tenir à des carrefours. A la croisée des musiques américaines, rayon guitare, on en trouve un, au look d’épicier en gros, qui balance depuis quarante ans un &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/duke-robillard/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>[SinglePic not found]</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Les bluesmen, c’est bien connu, aiment se tenir à des carrefours. A la croisée des musiques américaines, rayon guitare, on en trouve un, au look d’épicier en gros, qui balance depuis quarante ans un <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Swing.aspx" target="newFrame">swing</a> jubilatoire, tricoté avec des doigts de fée. Duke Robillard est un orfèvre, un ciseleur, un styliste. Des bas fonds <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Bluesdefinition.aspx" target="newFrame">blues</a> aux aquarelles <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Jazz.aspx" target="newFrame">jazz</a>, sa musique est une visite guidée sur la bande son yankee.</p>
<p>Michael John Robillard est né à Woonsocket (Rhode Island) le 4 octobre 1948. Preuve précoce d’un goût parfait du décalé, ce sont les tempo lents, les “Wee Wee Hours” et “Deep Feeling”, en faces B des singles de Chuck Berry de la collection de son frère qui marquent ses premières émotions musicales. Il écoute aussi la country de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/country.aspx" target="newFrame">Hank Williams</a>. Mais il découvre sa voie, entre jazz et blues, avec <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/tbonewalker.aspx" target="newFrame">T-Bone Walker</a>.</p>
<p>Très tôt, il comprend que toutes ces musiques &#8211; jazz, jump, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/RhythmandBlues.aspx" target="newFrame">rhythm &amp; blues</a>, swing, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/rockabilly.aspx" target="newFrame">rockabilly</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/hillbilly.aspx" target="newFrame">bluegrass</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/country.aspx" target="newFrame">country</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/rock.aspx" target="newFrame">rock’n’roll</a> – ne sont en fait que les formes diversifiées d’une même pâte originale, dont le blues est, quant à lui, l’état le plus proche.</p>
<p>D’autres influences s’ajoutent. Charlie Christian, Kenny Burrell, Herb Ellis côté jazz. Guitar Slim, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/BBKing.aspx" target="newFrame">B.B</a> et <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/freddieking.aspx" target="newFrame">Freddy King </a>pour le blues. Mais aussi <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/clarencegatemouthbrown.aspx" target="newFrame">Gatemouth Brown</a>, Johnny Guitar Watson, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/LowellFulson.aspx" target="newFrame">Lowell Fulson</a> entre les lignes.</p>
<p>A la sortie du collège, au milieu des années 60, il commence à monter ses premiers orchestres et travaille pour la société Guild Guitar. En 1967, il fonde, avec le pianiste Al Copley, le groupe Roomful Of Blues. Partant d’un <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/bluesrock.aspx" target="newFrame">blues rock</a> plutôt conventionnel, la formation évolue à partir de 1970 avec l’addition de deux saxophonistes et l’arrivée d’un batteur swing. Totalement à contre-courant, elle vire au quasi <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/Bigband.aspx" target="newFrame">big band</a> <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/jumpblues.aspx" target="newFrame">jump blues</a> et compte bientôt neuf musiciens à son bord.</p>
<p>Engagé au Knickerbocker Café de Westerly, le groupe se bâtit une réputation et accompagne des héros de Robillard, comme <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/bigjoeturner.aspx" target="newFrame">Big Joe Turner</a> et Eddie “Cleanhead” Vinson. En 1974, ils jouent avec Count Basie.</p>
<p>En 1976, Doc Pomus les aide à entrer chez <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/IslandRecords.aspx" target="newFrame">Island Records</a>. Leur premier disque, “Roomfull Of Blues”, sort l’année suivante, puis c’est “Let’s Have a A Party” en 1979. Après 12 ans de service, Robillard décide pourtant de tourner la page. Le groupe continuera, d’abord avec Ronnie Earl, pour devenir, au fil des ans, une véritable institution américaine.</p>
<p>Duke, lui, rejoint brièvement le chanteur de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/rockabilly.aspx" target="newFrame">rockabilly</a> Robert Gordon, puis participe à deux albums avec d’anciens accompagnateurs de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/MuddyWaters.aspx" target="newFrame">Muddy Waters</a> regroupés sous la bannière Legendary Blues Band. Après quoi il monte le Duke Robillard Band, bientôt rebaptisé The Pleasure Kings, avant d’intégrer les Fabulous Thunderbird en 1990, au départ de Jimmy Vaughan, puis de progressivement prendre sa totale indépendance.</p>
<p>Sa carrière discographique personnelle débute en 1988, avec l’élégant et jazzy “Swing”, auquel participent Scott Hamilton et Chris Flory. La même année sort “You Got Me” à l’énergie plus tranchante, soutenu cette fois par Dr John et Jimmy Vaughan.</p>
<p>En 1989, “Duke Robillard &amp; The Pleasure Kings”, album sous forte influence T-Bone Walker, le présente dans une formule en trio inhabituelle. L’année suivante, on le retrouve version jazz lounge sur “After Hours Swing Sessions”, puis plus aguicheur dans “Turn It Around”.</p>
<p>Sa rencontre avec Holder Petersen, le patron du label canadien Stony Plain lui permet d’enregistrer en septembre 1993 ce dont il rêve depuis longtemps : un vrai disque de blues. Sorti en 1996, le succès de “Duke’s Blues” inaugure une lignée de collaborations fructueuses.</p>
<p>Très actif en studio, Duke Robillard se révèle également prolifique sur la route. Il enchaîne les concerts et sillonne l’Amérique du Nord, reconstituant sur scène l’énergie débridée de la musique d’après-guerre. En novembre 1995, celui qu’il donne au club Richard’s On Richard de Vancouver pour la télévision canadienne, fait l’objet d’un album (édité en 1998 sous le titre “Stretchin’ Out”) qui témoigne de la vigueur contagieuse de la Gibson de Duke.</p>
<p>Désormais Robillard règne sur un vrai territoire, dont témoigne une discographie qui alterne revisites du nuancier post blues (“Dangerous Place” en 1997, “Explorer” en 2000) et éclairages particuliers (“New Blues For Modern Man” et “Conversation In Swing Guitar”en 1999, “More conversation In Swing Guitar” en 2003). Au total, un répertoire foisonnant, mêlant avec bonheur reprises obscures, tributs à des classiques et créations personnelles. Le tout dans une variété de climats passant par les côtes du Pacifique, les swamps louisianais et les faubourgs venteux de Chicago.</p>
<p>Guitariste de haute volée, doté d’un swing irrésistible et servi par une élasticité hors norme, Duke Robillard recueille les fruits de son engagement musical en recevant, entre 2000 et 2004, pas moins de quatre des cinq Awards de meilleur guitariste blues remis pendant cette période. Une reconnaissance, désormais internationale, qui ne l’empêche pas de rester les pieds sur la scène où il poursuit son parcours de performer inlassable, alignant les concerts à la façon d’un BB King qui l’a, d’ailleurs, depuis longtemps adoubé.</p>
<p>Duke Robillard se concentre un temps sur un blues plus strict avec “Living With The Blues” (2002) puis “Exalted Lover” (2003) et “Blue Mood : The Songs Of T-Bone Walker“ (2004). Puisant du côté de <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/williedixon.aspx" target="newFrame">Dixon</a>-<a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/MuddyWaters.aspx" target="newFrame">Waters</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/tampared.aspx" target="newFrame">Tampa Red</a>, <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/albertking.aspx" target="newFrame">Albert</a> et <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/BBKing.aspx" target="newFrame">BB King</a>, Brownie McGhee, mais aussi <a title="" href="http://abcbluesandsoul.com/bodiddley.aspx" target="newFrame">Bo Diddley</a> ou Louis Jordan, il infuse en continu dans ses titres une collection de solos dévastateurs et joyeux qui rappellent les meilleures heures du Roomful Of Blues.</p>
<p>Mais il veille aussi à maintenir les autres flammes, et celle du jazz particulièrement. A l’image de “New Guitar Summit”, sorti la même année et habité par le souvenir de grands anciens : Charlie Christian, Barney Kessel, Kenny Burrell, Eddie Durham.</p>
<p>Les classificateurs souffrent encore en 2006 avec la sortie de “Guitar Groove-A-Rama”, tour d’horizon éclectique délivré avec un enthousiasme réjouissant. Et rien ne semble devoir rassasier Duke Robillard qui continue sa moisson d’albums avec “World Full Of Blues” (2007), “A Swingin’ Session With” (2008), et accélère encore en 2009 avec les sorties de “Stomp The Blues Night” et “Steppin’ Out Live”.</p>
<p>Comme si cette foisonnante activité discographique et les tournées incessantes ne lui suffisaient pas, on trouve aussi Duke Robillard aux côtés d’autres musiciens, penché sur les consoles ou guitare en main. Et là encore, il parcourt tout le front, du folk électrique de Bob Dylan au bop twangué de son ami Herb Ellis, quand ce n’est pas sur quelques pièces baroques de Tom Waits.</p>
<p>Infatigable, Duke Robillard continue ainsi de trimballer ses grosses caisses chromées sur les circuits, piochant dans sa collection d’instruments vintage et puisant dans le patrimoine musical américain des petits bijoux qu’il exhume avec une inépuisable délectation, pourvoyeur de plaisirs sans cesse renouvelés.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/duke-robillard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Angola Blues</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/angola-blues/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/angola-blues/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:18:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[acoustique]]></category>
		<category><![CDATA[angola blues]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[revival folk blues]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Pete Williams]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=91</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Il a débarqué tout cru, avec son blues polyphonique et son chant clamé. Quelque chose entre l’Afrique ancestrale, les litanies monocordes du Delta et l’esprit modal du jazz d’avant-garde. Un art du lancinant, ancré &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/angola-blues/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/angola-blues.jpg" title="Robert Pete Williams&lt;br /&gt;
huile-toile, 65x50" class="shutterset_singlepic36" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/36__370x_angola-blues.jpg" alt="Angola Blues" title="Angola Blues" />
</a>
Robert Pete Williams<br />
huile-toile, 65x50</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Il a débarqué tout cru, avec son blues polyphonique et son chant clamé. Quelque chose entre l’Afrique ancestrale, les litanies monocordes du Delta et l’esprit modal du jazz d’avant-garde. Un art du lancinant, ancré dans les hollers et tourné vers le pointillisme des post boppers de chez Blue Note. Instinctif, dramatique et intense, tel était Robert Pete Williams, premier et ultime country bluesman free.</p>
<p>A l’instar de Mance Lipscomb et Fred McDowell, Robert Pete Williams n’avait jamais enregistré, ni même seulement imaginé le faire, lorsque le courant folk blues du début des années 60 l’a précipité sur les scènes universitaires américaines, l’extirpant pour cela du pénitencier d’Angola où il était censé finir ses jours pour s’être défendu à coup de revolver d’un type, blanc et déterminé à lui faire la peau.</p>
<p>Aux côtés d’une escouade de héros oubliés &#8211; Son House, Skip James, Mississippi John Hurt – Robert Pete Williams révèle alors à une Amérique, charmée et soudain attentive, cette musique que sa jeunesse noire, elle, a déjà définitivement rayée de sa mémoire.</p>
<p>De tous ces bluesmen acoustiques, Williams est le plus déroutant. A la fois spontané et méditatif, rustique et complexe. Son pouvoir émotionnel est presque brutal, fait de contrastes saisissants entre une syncope hypnotique et la limpidité virevoltante des notes de sa guitare. Pour le décrire, certains iront jusqu’à évoquer des révolutionnaires : Mingus, Miles, Coltrane. Un comble pour cet ouvrier des campagnes qui ne lit pas la musique &#8211; ni rien d’autre d’ailleurs, vu qu’il n’a jamais mis les pieds dans une école – et borne volontiers son terrain à un seul accord et sans même regarder aux formes que le blues est censé suivre.</p>
<p>Le résultat est proprement fascinant. Tandis que son pied martèle le sol, et que d’un pouce courbé comme une faucille il découpe des mesures flottantes sur les cordes graves de son Harmony Archtop, ses doigts picorent des notes cristallines le long du manche, improvisant, sur d’étranges harmonies, des sonorités &#8211; parfois presque des dissonances &#8211; comme le blues rural n’en a jamais produites. Des paroles jaillissent par saccades fiévreuses, attaquées tel un cri et qui s’éteignent le plus souvent dans l’amorce d’un sanglot.</p>
<p>Interrogé, Robert Pete Williams s’explique en invoquant l’effet de l’air qui vibre autour de lui, l’éther des choses, tous ces trucs qu’il ressent et qui le poussent à saisir sa guitare et laisser filer ses doigts tout pendant que des mots s’emparent de sa voix. Ses plages – on hésite à parler de chansons chez Robert Pete Williams – se présentent comme des voyages intérieurs, des improvisations dont il semble lui-même être un simple chamane. D’ailleurs, si cela ne tenait qu’à lui, il ne leur donnerait pas véritablement de nom.</p>
<p>Son répertoire &#8211; terme tout aussi impropre puisqu’il ne joue jamais vraiment deux fois la même version de ses blues – regorge de longues pièces aussi rayonnantes que ténébreuses. A commencer par l’incontournable « Prisoner’s Talking Blues » dans l’improvisation duquel il s’est lancée ce jour de 1958 où, sorti de sa cellule, il a joué devant le professeur des universités venu récolter des work songs sur son petit magnéto portatif. « La souffrance nue d’un homme » dira Peter Guralnik à son propos.</p>
<p>Pour le reste, inutile de chercher à distinguer quelque titre. Il faut juste savoir qu’il n’en ait aucun de négligeable. Tout est affaire de circonstance, d’humeur, de ces affaires intimes et changeantes pour lesquelles il y a toujours un blues de Robert Pete Williams pour être, à cet instant, le plus émouvant du monde.</p>
<p>Comme tous ses pairs du revival folk blues, Robert Pete Williams a enregistré une série de disques dont les non initiés considèrent qu’ils se ressemblent un tantinet. Il est vrai que l’album initial, le bien nommé « Free Again », s’avère difficilement surpassable. A sa suite, son auteur est devenu un incontournable des festivals progressistes, tournant régulièrement sur les campus universitaires. Si sa musique est restée aride, il a quand même appris à devenir un artiste à part entière et élargi son répertoire pour adoucir un peu son jeu. Et quand la mode du country blues s’en est allée, cela n’a pas dérangé outre mesure celui qui n’aura jamais vraiment cherché plus loin que la compagnie de ses voisins, le samedi soir, sur un back porch, après le boulot.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/angola-blues/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Beano</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/john-mayall/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/john-mayall/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 12:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[beano]]></category>
		<category><![CDATA[blues rock]]></category>
		<category><![CDATA[bluesbreakers]]></category>
		<category><![CDATA[british blues]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Clapton]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[John Mayall]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=54</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Il faut un peu de recul pour prendre toute la mesure de John Mayall. C’est comme pour les photos de famille. Et Mayall, c’est justement une histoire d’une famille, grande, un peu turbulente et &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/john-mayall/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/beano.JPG" title="John Mayall&lt;br /&gt;
huile-toile, 41x33" class="shutterset_singlepic131" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/index.php?callback=image&amp;pid=131&amp;width=370&amp;height=&amp;mode=" alt="beano" title="beano" />
</a>
John Mayall<br />
huile-toile, 41x33</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Il faut un peu de recul pour prendre toute la mesure de John Mayall. C’est comme pour les photos de famille. Et Mayall, c’est justement une histoire d’une famille, grande, un peu turbulente et perpétuellement recomposée, celle des Bluesbreakers.</p>
<p>C’est dès 1946 que ce britannique, alors âgé de 13 ans, tombe dans le blues. Soit quasiment dix ans avant tout le monde de ce côté-ci de l’Atlantique. Longtemps simple musicien par plaisir, il a déjà 30 ans quand l’autre grande figure du « british blues », Alexis Korner, le découvre et le pousse à tenter sa chance. Il quitte alors Manchester et la publicité pour Londres et sa scène blues.</p>
<p>On est en 1963, John Mayall crée les Bluesbreakers et démontre rapidement un flair redoutable pour dénicher les jeunes talents qui l’accompagnent. Dans une Angleterre en pleine effervescence créative, sa formation va vite devenir une véritable pépinière où s’initient aux 12 mesures de jeunes surdoués appelés à mettre au monde la fusion du rock et du blues au sein des groupes phares des sixties (Cream, Free, Fleetwood Mac, Colosseum,..). Avec au premier rang Eric Clapton, Mick Taylor, Peter Green, Jack Bruce, John McVie, Mick Fleetwood, Ainsley Dunbar. Beaucoup d’entre eux connaîtront la gloire fulgurante tandis que lui gagnera la reconnaissance avec le temps.</p>
<p>Celui qu’on appelle le « Parrain du British blues » (Alexis Korner en ayant été déclaré le père un peu plus tôt) exerce une autorité incontestée sur toutes ces jeunes pousses. Seul inconvénient, ça bouge sans arrêt dans la maison Bluesbreakers. Ils seront en tout… 76 à fréquenter l’atelier du maître !</p>
<p>John Mayall, c’est avant tout un bâtisseur. Il pense sa musique comme un classique compose ses symphonies. Il existe peu d’exemple de blues aussi soigneusement arrangé que celui de Mayall. A l’image d’un Duke Ellington, il sait composer de véritables pièces musicales. Et ce genre, auquel rien ne va pourtant mieux que la rusticité, se trouve le plus souvent étonnement mis en valeur par cette sophistication, gardant même dans l’exercice l’essentiel de son pouvoir émotionnel. Cela exige de chaque musicien qu’il serve la partition préparée par Mayall plus que ses propres inspirations. « Je sais ce que je veux. Je suis un leader, c’est sûr. Donc c’est moi qui écris les morceaux, désigne les solistes et décide quand un solo commence et quand il se termine ». On ne peut être plus clair !</p>
<p>Résultat : une musique à la fois variée et d’une homogénéité impressionnante. Elle est aussi immédiatement repérable, avec cette voix lisse flottant au-dessus d’architectures instrumentales souvent proches du jazz.</p>
<p>A la base, c’est du Chicago blues, celui de Muddy Waters, Elmore James ou Sonny Boy Williamson II dont le jeune John s’est injecté des doses massives en piochant dans la collection de 78 tours d’un père grand amateur de jazz. Repris en langage Mayall, le modèle original demeure très palpable mais la matière est traitée avec cette touche spécifiquement britannique d’esthétisme et d’audace qui en régénère immédiatement l’impact.</p>
<p>Le premier succès arrive en 1965 avec un album devenu culte, « Bluesbreakers, John Mayall with Eric Clapton ». Un monument qui bouscule le blues électrique en faisant franchir le mur du son à des morceaux venus des mains des Freddy King, Otis Rush ou Buddy Guy.</p>
<p>Après ce premier coup de maître, Mayall va faire preuve d’une créativité intense. Plus ou moins malgré lui, il tire profit de la diversité des talents qui passent au sein des Bluesbreakers. Les albums suivants enchaînent un quasi sans-faute : « Hard Road » (1967, avec Peter Green), « The Blues Alone” (1967, avec Mick Taylor), « Bare Wires » (1968, avec la moitié du futur « Colosseum »), « Blues From Laurel Canyon » (1968), « The Turning Point » (1969), « Empty Rooms » (1970). Autant d’albums devenus incontournables pour les amateurs de blues à la sauce anglaise.</p>
<p>Sur cette lancée, sans jamais trahir l’esprit du blues, le chercheur Mayall va de plus en plus innover et expérimenter, flirtant avec le free-jazz, s’éloignant parfois des racines (« Jazz Blues Fusion », 1972 ) pour mieux y revenir, parfois dans le plus simple appareil (« The Last Of the British Blues », 1978). Il va ainsi construire une carrière jalonnée par une des plus impressionnantes séries d’albums jamais enregistrée (57).</p>
<p>Père de famille discret, il mène une vie simple entre Californie et Angleterre, entre tournées et studios. Ni ses incursions dans le jazz ou le funk, ni ses contre-pieds stylistiques, ni quelques albums moins inspirés, rien ne semble pouvoir affecter son statut d’icône forgé dans la durée, fait d’authenticité et de fidélité au blues. Mayall vieillit comme un bon vin dont le temps souligne les arômes. Décennie après décennie, avec ou sans les Bluesbreakers, il continue même de livrer régulièrement de très bons crus (« Wake Up All » en 1993, « Spinning Coin » en 1995, « Stories » en 2002, « In The Palace Of The King » en 2007).</p>
<p>Figure tutélaire du blues blanc, Mayall cultive depuis maintenant plus de quarante ans une flamme toujours aussi enthousiaste, ce qui lui vaut en retour l&rsquo;attachement d’un public fidèle et reconnaissant.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/john-mayall/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lonnie</title>
		<link>http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson/</link>
		<comments>http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:58:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[1925]]></category>
		<category><![CDATA[ballades+pop]]></category>
		<category><![CDATA[blues]]></category>
		<category><![CDATA[éclectique]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Lonnie]]></category>
		<category><![CDATA[Lonnie Johnson]]></category>
		<category><![CDATA[musicien]]></category>
		<category><![CDATA[Won't Don't Blues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.blues-attic.com/?p=48</guid>
		<description><![CDATA[cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir ! Dans la série des Johnson, Alonzo, dit « Lonnie », n’est pas le plus en vue. Pourtant, Robert Johnson, son légendaire homonyme, a beaucoup écouter ses disques pour composer son propre répertoire et se &#8230; <a href="http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div align="center">
<div>
<a href="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/peintures/lonnie.JPG" title="Lonnie Johnson&lt;br /&gt;
huile-toile, 55x46" class="shutterset_singlepic141" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.blues-attic.com/wp-content/gallery/cache/141__370x_lonnie.JPG" alt="Lonnie" title="Lonnie" />
</a>
Lonnie Johnson<br />
huile-toile, 55x46</div>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>cliquez sur l&rsquo;image pour l&rsquo;agrandir !</em></span></p>
</div>
<p>Dans la série des Johnson, Alonzo, dit « Lonnie », n’est pas le plus en vue. Pourtant, Robert Johnson, son légendaire homonyme, a beaucoup écouter ses disques pour composer son propre répertoire et se faisait même passer pour son frère à ses débuts. Beaucoup plus tard, des maîtres de la guitare tels que Charlie Christian, Django Reinhardt, T-Bone Walker et BB King le citeront à leur tour comme leur référence principale. C’est dire l’influence de ce musicien totalement singulier, un des rares à être admirés aussi bien par les plus grands artistes de jazz que de blues.</p>
<p>Né en 1894 à La Nouvelle Orléans dans une famille de musiciens, Lonnie Johnson échappe à l’épidémie de grippe qui décime sa famille en 1918 pendant qu’il est en tournée en Angleterre. A son retour, pour gagner sa vie, il joue sur les bateaux croisières de Saint-Louis. Multi instrumentiste et touche à tout, Lonnie Johnson doit au hasard de percer dans le blues lorsque, en 1925, il gagne un concours assorti d’un contrat pour le label Okeh. Il va s’ensuivre une carrière de plus de 40 ans.</p>
<p>Le premier enregistrement auquel Johnson participe, en 1925, s’intitule « Won’t Don’t Blues ». Un comble qui symbolise le destin de ce musicien éclectique qui rêvait de chanter des ballades pop, n’aimait rien tant que jouer du jazz, mais dont le blues va accaparer la carrière.</p>
<p>Dès ses débuts, il est repéré par Louis Armstrong et Duke Ellington, demandé par Bessie Smith et Victoria Spivey. C’est ainsi qu’il apparaît lors de nombreuses sessions et sur des enregistrements notoires de grands noms du jazz comme du blues, tout en produisant une série régulière de succès personnels.</p>
<p>Lonnie Johnson est l’inventeur de la guitare solo. A ce titre, il est considéré comme l’équivalent, pour cet instrument, de ce que fut Louis Armstrong pour la trompette,. C’est sur “6/88 Glide”, gravé en 1927, qu’apparaît le premier véritable solo jamais enregistré.Son invention du jeu « note par note » va ainsi consacrer le rôle majeur de la guitare dans la bande-son du XXème siècle.</p>
<p>Côté jazz, il délivre un jeu d’une diversité harmonique jusqu’alors inexploitée. Côté blues, son inventivité harmonique ouvre, avec 20 ans d’avance, la voie des bluesmen modernes. Quant au rock, c’est dans l’art du contrepoint de Lonnie Johnson que Chuck Berry forgera les soli accrocheurs que, depuis, les rockers reprennent en boucle de génération en génération.</p>
<p>Dès 1929, son duo avec le jazzman blanc Eddy Lang éblouissait déjà les amateurs de jazz tout en marquant un premier franchissement de la barrière raciale. Il quitte Okeh en 1932, disparaît un temps mais rebondit en 1937 pour bientôt rejoindre Chicago où règne alors l’équipe de Lester Melrose.</p>
<p>Un hit majeur (« He’s a Jelly Roll Baker ») inaugure une nouvelle période très active. Il publie son plus grand succès en 1948 avec « Tomorrow Night .</p>
<p>Malgré plusieurs éclipses, celui qui talonnait Blind Lemon Jefferson dans les années 20 comme plus gros vendeur de disques de blues masculin, sera régulièrement à l’affiche jusqu’au milieu des années 60. Sa discographie est une des plus prolifiques de la scène blues (572 titres !)..</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.blues-attic.com/lonnie-johnson/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
